Tag: Psychologie organisationnelle

  • Trois problèmes que les gens avec une faible intelligence émotionnelle vivent chaque jour

    Trois problèmes que les gens avec une faible intelligence émotionnelle vivent chaque jour

    Dans ce court texte, je vais vous partager trois problèmes que vivent régulièrement les gens qui ont une faible intelligence émotionnelle en plus de vous partager une application mobile que j’ai découverte et qui pourra fort probablement vous être utile pour améliorer votre intelligence émotionnelle et aspirer à gravir les échelons de votre organisation!

    Mais avant, laissez-moi vous partager une courte définition de ce type d’intelligence. L’intelligence émotionnelle implique un paquet de connaissances et des compétences qui sont liées à nos capacités de comprendre nos émotions et celles des autres. Ce type d’intelligence réfère à notre capacité de reconnaître, de comprendre et de maîtriser nos propres émotions pour ensuite mieux composer avec les émotions des autres personnes (Salovey & Mayer, 1990).

    On dit souvent que le rôle du gestionnaire c’est de gérer des projets. Mais dans les faits, le gestionnaire gère des humains qui mènent à bon port les projets. Donc, le bon gestionnaire est souvent celui qui comprend le mieux les émotions et les besoins de ses employés puis qui offre une réponse ajustée à ces derniers.

    Bien que plusieurs personnes ayant “réussi” leur carrière n’aient pas nécessairement une grande intelligence émotionnelle, on constate qu’en son absence, les gens ont beaucoup plus de difficultés à obtenir des promotions.

    Si vous ne comprenez toujours pas la pertinence de parler de l’intelligence émotionnelle, vous vivez probablement régulièrement ces trois problèmes et vous devriez continuer de lire ce texte jusqu’à la fin et télécharger l’application pour poursuivre votre développement! Voici des problèmes que vivent les gens avec une intelligence émotionnelle moins développée:

    1. 😡 Vous sentez que vous êtes victime de réactions inappropriée de la part de collègues ou de supérieurs

    Si vous constatez de manière fréquente que vous obtenez des réactions négatives de la part des personnes autour de vous et que vous êtes surpris lorsque ça arrive, c’est un bon indicateur que votre sensibilité à l’égard des besoins ou des désirs des autres vous ont échappé. L’une des raisons pour lesquelles les gens vont mal réagir est souvent causée par des éléments émotionnels que vous n’avez pas été en mesure de “voir” et donc, vous n’avez pas agi de manière ajustée à l’autre. Vous perdez donc beaucoup d’influence. Il se peut même, si ça arrive souvent, que vous abimiez vos relations.

    Si vous êtes rendu à vous dire que les gens “réagissent toujours comme ça” et que c’est la norme pour vous, je vous encourage à prendre des moyens pour développer votre intelligence émotionnelle. Ça pourrait vous être utile.

    2. 👻 Être ignoré pour des promotions

    Il n’y a rien de plus frustrant que de réaliser qu’une autre personne a obtenu le poste que vous convoitiez…

    Si c’est une situation qui vous est arrivée plus d’une fois, il est probable que les décideurs estiment que certaines compétences vous manquent. Cependant, on ne vous dira pas toujours directement que vos lacunes sont au niveau de l’intelligence émotionnelle. Au lieu de cela, vous pourriez recevoir des commentaires du genre : “les gens hésitent à travailler avec toi”, “Nous sommes préoccupés par ta capacité à bien t’entendre avec les autres”, ou “On se demande comment tu vas motiver ton équipe”. Des réponses auxquelles vous aurez envie de répondre : « Mais comment ça!? »

    Ces arguments visent votre capacité à connecter avec les autres, et donc, votre intelligence émotionnelle.

    3. ⛔️ Vous voir refuser, à répétition, des demandes que vous faites

    Pour réaliser des projets dans n’importe quelle organisation, vous aurez besoin de ressources telles que de l’aide des autres, de l’argent ou du temps. À moins d’être en haut de la chaîne alimentaire, vous aurez besoin de l’accord d’autres personnes pour obtenir ces ressources afin de pouvoir mener à bien vos projets.

    Une bonne proposition de projet nécessite beaucoup d’intelligence émotionnelle. Vous devez dans un premier temps être en mesure de vous mettre à la place des autres pour comprendre leurs objectifs et leur démontrer comment votre projet les aidera à les atteindre. Vous devez cultiver le soutien des parties prenantes clés. Vous devez collaborer avec d’autres personnes et découvrir ce qui leur tient à cœur pour maintenir leur implication et leur engagement. Vous devez comprendre quand les autres considèrent un projet comme risqué et répondre de manière ajustée à leurs préoccupations.

    Si vous êtes plutôt du genre à croire que les gens “n’embarquent pas” parce qu’il ne vous aime pas, c’est probablement que vous n’êtes pas en mesure de reconnaitre chez les autres les besoins, les préoccupations et les enjeux qu’ils ont envers le projet. Mais vous avez de la chance, car ce sont des compétences qui peuvent se développer grâce à l’intelligence émotionnelle.

    Bien sûr, développer son intelligence émotionnelle, c’est comme aller au gym, vous ne verrez pas des résultats demain matin. Par contre, si vous êtes rigoureux et discipliné (2 minutes par jour), vous y arriverez!

    L’outil que je vous propose aujourd’hui, c’est une application mobile, développée en collaboration par le MIT et Harvard, que j’ai commencé à utiliser il y a quelques mois déjà. L’application se nomme “How We Feel“. Personnellement, je trouve que c’est un outil très puissant qui favorise un temps d’arrêt pour se concentrer sur ce qu’on vit dans le moment présent.

    C’est une sorte de journal des émotions. Chaque jour, à hauteur de deux fois par jour, l’application vous envoie une notification pour que vous identifiiez comment vous vous sentez.

    À la longue, vous apprenez à mieux reconnaitre vos émotions lorsque vous les vivez, et donc, vous développez votre habileté à les reconnaitre chez les autres!

    Ce n’est pas de la magie, mais c’est une manière simple, efficace et gratuite de vous développer pour avoir un impact plus grand auprès des autres. En plus, vous allez augmenter vos chances d’être un meilleur leader dans votre organisation!

    Pour télécharger l’application, voici le lien How We Feel

    Pour poursuivre vos réflexions, je vous recommande ce livre sur le sujet Master Your Emotions

    Francis.

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    Mes dernières lectures inspirantes:
    📕 Scaling Up
    📙 The Psychology of Money
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  • Outils – Le groupe optimal et ses fonctions, par Yves St-Arnaud, outils adapté par Francis Painchaud

    Outils – Le groupe optimal et ses fonctions, par Yves St-Arnaud, outils adapté par Francis Painchaud

    Qu’est-ce qu’un groupe ou une équipe avec un fonctionnement optimal? On a tous une petite idée de ce qu’on s’imagine que cela peut être. Par contre, est-ce qu’on comprend réellement comment ça fonctionne?

    Dans ce court texte, je vais tenter de vous partager la compréhension du professeur Yves St-Arnaud dans son livre, Les petits groupes paru en 2008.

    Tout d’abord, ce qu’il faut comprendre c’est que dans un groupe, plusieurs éléments sont en interaction les uns avec les autres. Une équipe, c’est plus qu’un simple regroupement de personnes. Ce sont, des gens qui interagissent avec une cible commune afin de maximiser l’investissement de leur énergie vers l’atteinte de résultats satisfaisants en maximisant l’utilisation des ressources du groupe. Pour bien comprendre cette définition, les concepts sont décrits ici-bas.

    Lors de la lecture des différentes définitions, je vous invite à vous référer au schéma qui est joint à ce billet de blogue. Ce dernier vous sera utile à la compréhension du modèle et par le fait même, à la compréhension du fonctionnement d’un groupe ou d’une équipe ayant un fonctionnement optimal.

    J’espère qu’après votre lecture, vous serez plus à même de mieux comprendre comment fonctionnent vos équipes et/ou intervenir s’il y a lieu de le faire!

    Commençons avec une brève définition des différents concepts présents dans ce modèle:

    L’environnement : C’est le lieu physique et social dans lequel l’équipe/ le groupe évolue. L’environnement regroupe donc les valeurs, les objectifs ainsi que tout le système en place dans l’organisation dans laquelle le groupe aura à évoluer.

    Naissance, Croissance et Maturité : Ce sont les stades d’évolution du groupe. Ces concepts réfèrent aux niveaux de maturité d’un groupe. Nous n’approfondirons pas ce concept ici, mais vous pourrez trouver de l’information dans le livre les petits groupes de St-Arnaud. On dira que le groupe ayant atteint la maturité est un groupe qui a appris à investir efficacement son énergie dans les différents canaux (production, entretien et solidarité). Cela fait en sorte qu’il arrive à effectuer le travail qu’il a à faire, à prendre des décisions, à échanger et à gérer les conflits de manière autonome tout en ayant en tête les résultats à atteindre. Bien sûr, le groupe vivra de différends et des désaccords. Par contre, il sera en mesure de les régler sans l’intervention d’une tierce personne. Je vous l’explique en détail ICI 🎬.

    Cible commune : La cible commune est l’élément sur lequel le groupe s’est entendu pour travailler. Cette dernière peut changer au courant d’une rencontre et évoluer en fonction des besoins du groupe. La cible commune est l’élément sur lequel les membres investissent leur énergie, dans le moment présent, afin de se diriger vers les résultats à atteindre ensemble. La cible, pour être efficace se doit de respecter les caractéristiques suivantes : Une définition claire des objectifs à atteindre, la cible commune doit être perçue et valorisée par les membres du groupe, elle doit être mobilisante et nécessiter la contribution d’un groupe. Il ne faut cependant pas confondre cible commune et résultat à atteindre. La cible commune se distingue du résultat pas sa nature changeante et évolutive. Le résultat lui est la finalité d’un tout (p.ex., le résultat est la maison. Une cible commune pourrait être de se concentrer sur la pause des fenêtres ou toute autre étape du projet). Parfois, j’aime bien dire que la cible commune est composée des éléments à l’ordre du jour. C’est ce sur quoi on désire travailler ici et maintenant dans la perspective de se diriger vers l’atteinte de nos objectifs.

    Canal de production : C’est dans ce canal que nous investissons notre énergie lorsque nous souhaitons atteindre des résultats. C’est en quelque sorte le canal du travail! C’est ce qui fait avancer la tâche. On produit quelque chose en lien avec le résultat à atteindre. Investir trop d’énergie dans ce canal en négligeant les autres peut mener à des insatisfactions en lien avec la charge de travail, des injustices par rapport à l’implication des membres, etc.

    Canal de solidarité : C’est dans ce canal que nous investissons notre énergie lorsque nous prenons soin les uns des autres. C’est l’énergie qui nous permet de consolider les liens entre les membres du groupe. Ce type d’énergie permet d’éviter les conflits, de prendre soin d’un membre qui ne se sent pas bien ou qui aurait une moins bonne journée. Par contre, investir trop d’énergie dans ce canal pourra générer des frustrations, car le travail n’avancera pas nécessairement à la vitesse désirée. On pourra sentir des irritants, car les sujets à l’ordre du jour ne seront jamais réalisés et les délais pourront s’étirer dans le temps.

    Canal d’entretien : Sert à ramener le groupe à la tâche à la cible commune tout en prenant soin des relations. L’investissement d’énergie dans ce canal permet de réguler ce qui se passe dans les deux autres canaux. Module l’énergie de production et l’énergie de solidarité. Certains auteurs font référence à la capacité d’autorégulation du groupe. C’est donc de dire que quiconque dans le groupe pourra prendre ce rôle afin de s’assurer que l’on travaille sur la cible commune, dans la direction des objectifs tout en prenant soin des personnes dans le groupe. Mettre de l’énergie dans ce canal s’avère souvent une bonne idée pour se recentrer ou revoir les objectifs d’une rencontre.

    Énergie : Dans le schéma, elle est représentée par les éclairs. C’est l’énergie que les membres du groupe sont prêts à investir dans la tâche, dans les relations et dans l’entretien du groupe afin d’atteindre les résultats espérés en utilisant de manière optimale les ressources disponibles.

    Lorsque l’on saisit bien ce modèle, il nous permet d’adopter une lunette plus efficace pour comprendre les dysfonctionnements d’un groupe. Souvent, le dysfonctionnement se situe dans l’un ou l’autre des canaux. Ce faisant, parfois de simples interventions comme la mise en place des caucus matinaux (rencontre d’équipe brève le matin par exemple) permettront d’investir suffisamment d’énergie dans le canal de solidarité pour venir à bout de beaucoup d’irritants. L’équipe pourra par la suite reprendre le travail.

    Les conflits et les problèmes de dynamique de groupe :

    Une autre variable pertinente à adresser dans un groupe est l’apparition de conflits. Voici donc, sommairement, les différents conflits qu’il est possible d’observer dans un groupe.

    La présence ou l’absence de conflit ne veut pas dire que l’équipe va bien ou mal. Cela dépend de comment ce dernier est géré afin de permettre ou non d’avancer vers des résultats satisfaisants en maximisant l’utilisation des ressources. Le conflit peut rapidement se transformer, pour le groupe, soit en tremplin ou emporter le groupe dans un gouffre.

    Il y a différents types de conflits:

    1. Les conflits affectifs (touche le canal de solidarité) : Les individus n’arrivent pas à s’entendre, les communications sont difficiles, on réfère souvent au patron pour trancher. La solution vise à apprendre aux membres du groupe à mieux communiquer entre eux et à trouver des stratégies afin d’investir davantage d’énergie dans le canal de solidarité (plus de rencontre d’équipes, activité de teambuilding, etc.).
    2. Les conflits de contenus (touche le canal de production) : Ce qui doit être fait n’est pas clair. La tâche ainsi que le résultat visé ne sont pas bien définis au sein du groupe. Certains membres sont perçus comme ne faisant pas assez de travail. Lorsque l’on observe ces symptômes, il devient primordial d’investir de l’énergie dans le canal d’entretien afin de mieux comprendre la tâche et les attentes qui y sont rattachées. Cela permettra aux membres de bien faire leur travail et de poursuivre l’avancement de ce dernier.
    3. Les conflits de nature procédurale (touche le canal d’entretien) : Ce qui doit être fait au sein du groupe n’est pas clair. Les buts visés par les membres ne semblent pas être les mêmes. Les membres n’arrivent pas à s’entendre. Le : comment allons-nous nous y prendre afin d’y arriver» n’est pas bien défini et les membres n’ont pas pris le temps de se poser la question. L’équipe n’arrive pas à prendre soin d’elle ni de la tâche à effectuer. Il faudra permettre à l’équipe de prendre des moments afin d’échanger sur les modes de fonctionnement du groupe, sur les règles, sur la manière de tenir les rencontres. Un support peut être fourni à ce moment par un mentor, un consultant ou le patron de l’équipe afin de guider et de “coacher” les membres dans le démarrage.

    Dans la gestion de conflit, il faut différencier les personnes du conflit. Il ne faut pas le personnaliser en imputant la personne, en lui faisant incarner le conflit.

    C’est donc tout ce dont j’avais envie de vous partager par rapport à la présentation de ce modèle que je juge fort utile et pertinent dans ma pratique comme consultant, surtout lorsque vient le temps de réaliser des consolidations d’équipe ou d’identifier des problèmes associés au climat d’équipe. Je crois que si vous prenez le temps de bien le comprendre, vous maximiserez l’utilisation de vos ressources et qui sait, votre équipe deviendra peut-être super performante!

    Pour approfondir votre compréhension 👨‍🏫

    Pour en apprendre davantage, j’ai réalisé une petite vidéo dans laquelle j’explique en détail le modèle : https://www.youtube.com/watch?v=3W3o_WPdEps&t=64s

    J

    ’ai développé une petite fiche outil pour vous : https://drive.google.com/file/d/1z5vU…

    Pour vous procurer un exemplaire du livre de St-Arnaud, Les petits groupes, c’est ici : https://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?def=Petits%20groupes%28Les%29%203e%20%C3%A9d.%2CST-ARNAUD%2C%20YVES%2C9782896320189&id=949505

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  • Étude – What Great Listeners Actually Do? (Que font réellement les personnes avec une bonne écoute?)

    Étude – What Great Listeners Actually Do? (Que font réellement les personnes avec une bonne écoute?)

    📝 Résumé

    Dans cet article, on explore les principales caractéristiques d’une personne ayant une bonne écoute, qu’est-ce qu’elle fait concrètement? On présente aussi les 6 niveaux d’une écoute efficace. C’est un texte qui est fort pertinent pour valider son niveau d’écoute et apprendre des choses qui nous permettront peut-être de nous améliorer.

    Avant de lister vos conseils ci-dessous, ajoutez une dernière phrase pour résumer votre paragraphe ou servir de transition.

    💡 Recall / Questions de rappel

    Selon la majorité des gens sondés, qu’est-ce qu’une personne qui a une bonne écoute?

    • Ne pas couper la parole;
    • Laisser savoir à l’autre que vous l’écoutez en faisant des sons ou des manifestations non verbales (Mmm-hmm, hochez la tête)
    • Être en mesure de répéter ce que vous venez de dire, pratiquement mots pour mots.

    Par contre, ce ne sont qu’une infime partie des choses que font les personnes avec une grande écoute.

    Quelles sont les quatre principales catégories de comportements et d’attitudes d’une personne étant réputée avoir une bonne écoute ?

    • Elle fait beaucoup plus que d’être seulement silencieux :

      • Pose périodiquement des questions d’approfondissement/de compréhension.
      • Critique de manière constructive l’argumentaire.
      • Les questions sont pertinentes et en lien avec l’argumentaire. Elles permettent d’aller plus loin dans l’échange.
      • Ajoutera de l’information basée sur ses connaissances actuelles.
      • Les personnes ayant une bonne écoute sont perçues comme n’ayant pas des conversations unidirectionnelles dans lesquelles une personne parle et l’autre écoute. C’est plutôt un échange bidirectionnel.
    • Elle inclut dans l’échange des interactions qui font grandir l’estime de soi de l’autre:

      • Fait de la conversation une expérience positive.
      • Elle a confiance en l’autre personne et le lui fait sentir.
      • L’environnement d’échange est caractérisé par un sentiment de sécurité (Safe-Space).
    • Une bonne écoute est perçue comme une conversation coopérative:

      • On observe du feed-back provenant des deux côtés sans devenir sur la défensive.
      • Lorsque des désaccords ou des argumentaires surviennent, ils sont perçus comme un désir d’aider l’autre et non comme une tentative de démolir l’argumentaire.
      • Personne n’essaie de gagner son point.
    • Elle tend à faire des suggestions:

      • Elle donne du feed-back qui est généralement acceptée et qui donne de nouvelles alternatives à considérer.
      • Il peut être surprenant de lire cela. Cependant, ce que nous dit l’étude, c’est que les gens sont plus à même d’accepter les alternatives si elles proviennent de personnes étant réputées pour avoir une bonne écoute. Donc, si une personne n’a pas parlé de l’échange et essai de vous donner des pistes alternatives, il se pourrait que vous lui disiez « ouais, ben, laisse faire. »

    Quels sont les six niveaux d’écoute et comment les mettre en place?

    • Niveau 1: La personne qui écoute crée un environnement sécuritaire dans lequel il est possible de discuter d’enjeux difficiles, complexes ou émotionnellement prenants.
    • Niveau 2: La personne qui écoute met de côté toutes les distractions, son téléphone, son ordinateur et se rend pleinement disponible pour porter son attention sur l’autre personne. De plus, il s’assure de maintenir un contact visuel adéquat.
    • Niveau 3: La personne qui écoute essais de comprendre l’essence de ce que l’autre personne partage. Elle saisit les idées, pose des questions et tente de faire des résumés/reflets de ce qu’elle comprend de la conversation à différents moments dans l’échange.
    • Niveau 4: La personne qui écoute observe les indices non verbaux (expressions faciales, vitesses de la respiration, positionnement du corps). On estime que 80% de ce que l’on communique provient de signaux non verbaux.
    • Niveau 5: La personne qui écoute fait preuve d’empathie en saisissant les émotions et les ressentis en lien avec les sujets dont il est question. La personne qui écoute valide les émotions en supportant l’autre sans jugements.
    • Niveau 6: La personne qui écoute pose des questions pour clarifier ses présuppositions que l’autre personne peut avoir afin d’aider l’autre à voir de nouvelles avenues à ce qu’elle vit. Cela peut, par exemple, être l’ajout d’une pensée ou d’une idée dans la conversation par la personne qui écoute en lien avec le sujet et qui pourrait être utile à l’autre personne. Par contre, la personne qui sait bien écouter ne volera jamais la vedette ou ne prendra pas toute la place de la conversation.

    Chacun des précédents niveaux se construit les uns sur les autres. Donc, si vous êtes au niveau 6, cela veut dire que vous mettez aussi en application les niveaux 1 à 5.

    Quels sont les bénéfices de se sentir écouté?

    • Permets de catapulter une personne et de lui donner confiance.
    • Permets de résoudre des impasses.
    • Aide à gagner confiance envers les personnes qui nous écoutent bien.

    🗑 Réflexion

    Il peut être intéressant de se poser la question à savoir à quel niveau je suis rendu. Une fois cela fait, qu’est-ce que vous allez mettre en place pour vous améliorer? Qu’allez-vous mettre en place pour valider auprès de vos collaborateurs votre perception de votre écoute?

    Pour en apprendre davantage, voici un lien vers l’article original : https://hbr-org.cdn.ampproject.org/c/s/hbr.org/amp/2016/07/what-great-listeners-actually-do

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  • Livre – Le leadership partagé: une stratégie gagnante, par Édith Luc et Meryem Le Saget

    Livre – Le leadership partagé: une stratégie gagnante, par Édith Luc et Meryem Le Saget

    Maintenant que vous avez présenté votre sujet avec un titre court et accrocheur, vous pouvez rédiger votre paragraphe d’introduction. C’est le moment de capter l’attention de vos lecteurs. Vous pouvez expliquer pourquoi vous êtes la personne la mieux placée pour parler de ce sujet : partagez une anecdote sur votre expérience personnelle et/ou mettez en avant les erreurs courantes que les lecteurs pourront éviter en suivant vos conseils.

    Avant de lister vos conseils ci-dessous, ajoutez une dernière phrase pour résumer votre paragraphe ou servir de transition.

    🚀 Le livre en 3 phrases

    1. Partage des études de cas dans lesquels le leadership partagé fut la clé pour remettre sur les railles ou simplement faire de certaines organisations les plus performantes au monde.
    2. Le leadership partagé, après la lecture de ce livre, apparait comme une stratégie simple et efficace qui permet à l’ensemble d’une organisation de s’impliquer dans la réussite d’un projet collectif plus grand que soit et d’atteindre de meilleurs résultats en engageant son personnel.
    3. Le fait de partager son influence met en valeur les qualités d’un excellent leader de par la confiance que cela prend, mais aussi par la puissance que cela procure à une équipe de travail ou à une organisation.

    🎨 Mes impressions

    • C’est un livre qui m’a permis de mieux comprendre comment le leadership n’est pas l’affaire d’une seule personne. C’est pourquoi il est important de le partager. Toutes les personnes au sein d’une organisation possède du leadership qui, si on leur permet de l’exploiter, génèrera une culture de performance et de bien être au sein de l’organisation.
    • Le livre est très bien écrit, les histoires sont cohérentes avec une vision partagée du leadership. On apprend, étapes par étapes quelles sont les bases de la mise en place d’un leadership partagé dans notre équipe ou dans notre organisation.
    Comment je l’ai découvert

    Durant mon internat, en 2020, ma superviseure, Christiane Fauché, m’a parlé de ce livre. À ce moment-là, j’avais un mandat dans lequel je devais bien saisir les différentes façons d’exercer du leadership afin de pouvoir réaliser l’intervention que je devais réaliser. La compréhension du leadership partagé teinte maintenant chacune de mes interventions. J’ose toujours demandé aux gestionnaires que je coach : “Quelles solutions ton employé te propose-t-il pour résoudre le problème que tu es en train de tenter de régler avec moi?”

    À qui je le recommande, qui devrait lire ce livre?
    • Je crois que toute personne qui travaille dans des fonctions avec une certaine position d’autorité ou de leadership devrait lire ce livre afin de bien comprendre les effets positifs de partager le leadership dans une équipe.
    • Selon moi, ce livre s’adresse à quiconque désire s’engager dans un projet organisationnel plus grand que soi et qui vise un haut niveau de performance en prenant soin des gens.
    • Tout gestionnaire désirant augmenter le niveau de productivité de son organisation en rendant de plus en plus agile sa structure.

    ☘️ Comment ce livre m’a changé

    • Ce livre m’a ouvert les yeux sur l’importance de consulter les gens et de les impliquer dans les processus de prise de décisions en organisation.
    • Depuis, je ne peux m’empêcher, lorsque je coach des gestionnaires, de les amener à consulter leurs équipes, «les solutions que tu cherches sont souvent dans la tête de tes collaborateurs».
    • Je crois que cela m’a aussi fait grandir en me permettant de mieux comprendre les effets réels, de par les études de cas, de l’importance de ne pas avoir un style de gestion top Down en permanence afin de stimuler l’engagement et l’implication des employés dans nos équipes.

    ✍️ Mes trois citations préférées

    “Si je ne change pas moi-même, en me mettant mieux à l’écoute, en devenant plus authentique, il y a peu de chances que mes collaborateurs changent. Un des changements les plus efficaces est de laisser prendre les décisions par les personnes qui vont en assumer les effets.” – Damien Deleplanque, PDG

    “Il ne suffit pas d’inciter le personnel à s’engager pour qu’il se mobilise, il faut agir comme s’il était engagé : traité les individus en adultes, les informer, les consulter, leur demander des propositions d’amélioration, respecter et valoriser leur autonomie, implanter leurs idées selon des critères explicites et le faire de façon transparente et authentique.” – Dr Amiot, Hopital Général Juif de Montréal.

    “Comme les études le démontrent, le leadership partagé a des répercussions positives non seulement sur la performance, mais aussi sur la résilience, la satisfaction, la cohérence et l’agilité organisationnelles, de même que sur la gestion du stress des dirigeants.”

    Voici un lien affilié si vous désirez lire le livre dans son ensemble.

    Essayez différents formats de blog. Un mois, publiez un post de type « Une journée avec… », le mois suivant, essayez le format « Comment faire pour… » ou « Question-Réponse ». Il y a de nombreux modèles pour vous aider à commencer.

    📒 Sommaire et notes

    Introduction : La dimension collective du leadership
    • Le leadership partagé est donc un processus d’influence, dynamique et réciproque, entre les membres d’un groupe mobilisés ensemble pour atteindre une même cible. Le leadership partagé entre tous met à contribution celui de chaque individu tout en étant complémentaire du leadership vertical, celui qu’exerce l’autorité hiérarchique. Le chef n’est plus le seul à motiver, à mobiliser, à déterminer ou à résoudre les problèmes ; les membres du groupe ont la responsabilité de se mobiliser et de s’influencer mutuellement afin de réaliser leur mission commune.
    Chapitre 1 : Orpheus : Orchestrer la collaboration
    • Lors des répétitions, chacun est pleinement attentif au son émis par l’ensemble musical, mais aussi par ses différentes parties, car l’absence de chef d’orchestre exige encore plus de chacun une attention musicale pleine et entière, plutôt que de devoir s’en remettre à un chef qui dicterait les interprétations et soulignerait les écarts de performance attendue. Chacun appuie ses collègues pour qu’il donne le meilleur d’eux-mêmes en plus de jouer de son propre instrument de musique, écoutant avec soin les autres instruments, et commentant au besoin la justesse des notes émises et du rythme produit, au bon moment et de la bonne manière.
    • Les huit principes du leadership partagé selon Orpheus
      1. 1. Clarifier les rôles et les responsabilités de chacun
      2. 2. Donner le pouvoir à ceux qui sont sur le terrain de l’action
      3. 3. Responsabiliser chacun pour assurer un produit de qualité
      4. 4. Apprendre à écouter et écouter afin d’apprendre
      5. 5. Viser les consensus
      6. 6. Partager le leadership et l’exercer à tour de rôle
      7. 7. Favoriser le travail d’équipe horizontale
      8. 8. Se dédier passionnément à la mission
    • Cette motivation rejoint d’une certaine manière les conclusions des travaux sur le bonheur de Csikszentmihalyi, lesquels démontrent que l’expérience de flot (expérience optimale) vécue par des individus se produit dans les situations exigeantes qui mettent à contribution un savoir-faire déjà acquis tout en leur permettant d’acquérir des capacités supérieures, ou ils ont un certain pouvoir sur l’environnement et où ils reçoivent une rétroaction sur les progrès accomplis.
    Chapitre 2 : Les Innus d’Essipit : la réussite d’une société
    • L’un des avantages du leadership partagé est certes le développement des compétences de leadership de tous.
    • Il faut des leaders au départ, mais surtout il faut s’assurer que la population et le personnel sont derrière ses leaders. Pour cela, il est important d’informer et de former la population, de la consulter et d’intégrer ses points de vue. «La réussite, poursuit-il, ce n’est pas l’affaire d’un individu, c’est l’affaire de tous; ce n’est pas un secret, c’est la recette gagnante!»
    • Impliquer les gens dans la recherche de solution aux problèmes collectifs.
    • Être au clair avec nos valeurs et ce sur quoi reposent nos décisions.
    • Permettre aux gens de s’impliquer et souligner les succès en partagent les victoires et les échecs.
    • «ENSEMBLE»
    Chapitre 3 : Danone : une vision partagée dans la recherche et le développement de talents
    • Les objectifs suivants en matière de ressources humaines révèlent les valeurs à la base de l’expression du leadership par chacun, soit l’inclusion et la coopération dans le respect des différences:
      • Permettre à toutes les compétences et à tous les talents de se développer et de s’épanouir, pour que l’entreprise ait une excellente performance et soit proche de ses consommateurs.
      • Accélérer l’innovation par le «frottement» entre les façons de penser différentes, au travers de la mixité des équipes (hommes/femmes, origines sociales différentes, nationalités multiples, mélange des générations, diversité des parcours).
    • Pour Danone, le développement du leadership, c’est : «conjuger le leadership au pluriel pour le Danone du futur».
    • Danone s’est doté d’un cadre de référence qu’ils ont baptisé CODE, qui décrit tous les comportements de leadership attendu dans l’entreprise.

      • C = Commited, engagé dans les actes quotidiens afin de réussir l’ambition de Danone, en s’appuyant sur les valeurs de l’entreprise (Ouverture, enthousiasme, humanisme, proximité)
      • O = Open, s’ouvrir aux autres et aux nombreux apprentissages ; faire preuve d’empathie, d’écoute, de respect ; parler vrai, partager avec les autres, travailler en réseau, développer la proximité interne et externe.
      • D = Doer, soit l’individu qui agit et obtient des résultats rapidement ; celui qui prend des risques et assume ses responsabilités pour construire l’avenir.
      • E = Empowered/Empowering, soit celui qui responsabilise et développe ses collaborateurs, qui s’appuie sur la force du collectif, mais aussi celui qui accompagne et développe tous les talents ; celui qui fait preuve d’une ambition saine recherche des occasions de développement pour lui-même et les autres.
    • Selon l’expérience de Cécile Diversy, pour obtenir l’adhésion à une vision, il faut créer du sens, de la fierté et y associer du plaisir. C’est là la force d’un processus participatif de vision collective lorsque chacun contribue à la réussite de l’entreprise par l’apport de son intelligence. L’intelligence collective est du coup exponentielle en raison non seulement de la somme des contributions de chacun, mais aussi d’un enrichissement mutuel.
    • Voici les propos qu’a tenus Franck Riboud en parlant de l’avenir de Danone qui résument l’état d’esprit régnant au sein de l’entreprise et qui favorisent l’émergence du leadership de tout un chacun :
      «Que Danone reste ce qu’elle est, une entreprise où les gens ont du plaisir et de la passion, une grande liberté de tenter des choses nouvelles, et une extrême attention aux résultats. Sans ces résultats, en effet, nous n’aurions plus cette liberté pour essayer de mettre en pratique notre conception de l’entreprise.»
    Chapitre 4 : Leroy Merlin : une expérience d’ambition collective
    • Une vision est une idée d’un avenir réalisable que se représente une personne, un groupe, une organisation ou même une société. Habituellement, la vision est le propre d’un individu, d’un «visionnaire», qui tentera de mobiliser les autres autour de son idéal.
    • Pour être efficace, une vision doit être l’expression non pas d’une seule personne, mais de tout un groupe, d’une communauté. Les meilleures visions ne peuvent plus être le fruit uniquement des cogitations ou de l’inspiration du dirigeant, même si l’impulsion initiale est donnée par le dirigeant. Une vision efficace n’est pas une «belle vision» dont on est fier parce qu’elle est glorieuse ; elle se doit d’être l’expression du rêve d’une communauté et non du projet personnel du dirigeant.
    • Le processus de Visionning

      • Ce processus de création d’une vision collective est une démarche de recherche et de réflexion entre les diverses parties prenantes. Selon Michael Doyle, le visionning est un profond voyage à l’intérieur de l’âme d’une organisation. Il permet de révéler le rêve d’une communauté de travail et de l’exprimer sous la forme d’un avenir idéal, désirable pour tous et assez détaillé pour que chacun voie tout de suite comment il peut contribuer concrètement chaque jour à sa réalisation.
      • L’effet du processus de visionning est, pour cet architecte social, tout aussi important que la vision elle-même, car la démarche transforme en profondeur la manière dont une entreprise se voit, travaille et construit son avenir. Il ajoute que le processus fait évoluer l’entreprise au-delà du leadership charismatique et du mythe du patron-héros. Deleplanque soulignera en entrevue que le processus est même plus important que la vision elle-même, car il permet l’inclusion, l’engagement et l’adhésion à la vision.
      • Les étapes de la vision partagée
        Toutes les étapes sont précédées d’une étape de préparation.

        1. Le bilan collectif : Situation initiale, situation désirée, les écarts, objectifs, moyens.
        2. L’analyse de l’historique et de la culture de l’entreprise : Il faut comprendre l’organisation afin d’identifier COMMENT il sera possible d’actualiser ce que l’on vise faire.
        3. Les tendances : Évaluer l’environnement futur et les tendances dans le marché. On recueille de l’information. On fait un benchmark, on consulte l’actualité, etc.
        4. La vision : Il faut rêver de l’entreprise à long terme. «Start with the end in mind» et faire le chemin à rebours afin d’avoir les grandes étapes du projet à venir.
        5. Les axes stratégiques et les priorités d’action : Définir nos priorités, les chantiers à mettre en place, les choses à faire à court, moyen et plus long terme. On peut impliquer les gens, en fait il est préférable d’impliquer les gens!
        6. L’architecture du changement : C’est le temps de rendre concret, dans un plan d’action, le changement à venir. on peut faire des schémas, des histogrammes, des plans, etc.
      • Lorsque l’on entreprend un changement, il est crucial de souligner les succès rapidement, aussi petits soient-ils. Ça va permettre un engagement et générer un cercle vertueux de succès et de réussite en plus de mobiliser l’ensemble des personnes.

    «Si je ne change pas moi-même, en me mettant mieux à l’écoute, en devenant plus authentique, il y a peu de chances que mes collaborateurs changent. Un des changements les plus efficaces est de laisser prendre les décisions par les personnes qui vont en assumer les effets.» – Damien Deleplanque.

    Chapitre 5 : Michelin : l’apprentissage du leadership partagé par un groupe d’experts

    • L’importance de la charte d’équipe : Une charte d’équipe est ainsi constituée ; elle inclut ce qui précède : La mission, les valeurs, les objectifs poursuivis par le groupe, les règles de participation, le déroulement prévu des réunions et les thèmes possibles à traiter.
    • Quelques paramètres fondamentaux permettent d’établir qu’il s’agit d’un groupe adoptant le leadership partagé

      1. Le groupe fonctionne sans autorité formelle et il est mobilisé autour d’un but commun ; il n’est issu d’aucune demande émanant de la hiérarchie.
      2. Les membres partagent la responsabilité de la préparation, de l’organisation, de l’animation et du déroulement des rencontres, tout comme ils l’ont fait lors de la définition de la mission du groupe et de la révision de sa raison d’être.
      3. Les membres sont engagés dans un processus de coresponsabilité de moyens et de résultats.
      4. L’influence au sein du groupe est dynamique, réciproque et horizontale.
      5. Le dialogue entre les membres est centré sur le problème exposé et non sur une relation d’obéissance, de compétition ou de charme.
      6. Chaque membre assume son propre leadership non seulement au sein du groupe, mais aussi à l’égard des effets collectifs recherchés, soit l’optimisation des achats dans sa sphère d’influence. Il n’y a pas non plus de récompenses extrinsèques associées à la participation des membres, telles qu’un bonus ou une appréciation plus positive de leur rendement.
    Chapitre 6 : Zimmer CAS : la fusion de deux entreprises

    • Le leadership du fondateur d’OrthoSoft se définit autour de trois axes

      1. Bâtir continuellement la confiance de ses équipes en leur capacité de réussir.
      2. Exercer une autorité morale (et non verticale) auprès de ses collaborateurs en méritant leur respect et leur confiance tout en reconnaissant l’autonomie de chacun au lieu d’imposer ses propres façons de faire.
      3. Valoriser les partenaires et s’en faire de précieux collaborateurs dans l’accomplissement de la mission commune.

    Il ne suffit pas d’inciter le personnel à s’engager pour qu’il se mobilise, il faut agir comme s’il était engagé : traité les individus en adultes, les informer, les consulter, leur demander des propositions d’amélioration, respecter et valoriser leur autonomie, implanter leurs idées selon des critères explicites et le faire de façon transparente et authentique.» – Dr Amiot.

    Chapitre 7 : L’école tourterelle : pour la réussite et le bien-être des enfants
    • Ce chapitre me fait prendre conscience de l’importance d’être au clair avec les valeurs afin de s’assurer qu’elles soient claires, communes et partagées par les collaborateurs.
    Chapitre 8 : L’Hôpital juif de Montréal : le système complexe
    • Le taux de roulement : Hôpital juif = 10%, ailleurs au Canada = entre 12 et 31%.
    • Selon l’INSPQ, le taux de roulement moyen des infirmières est de 20%. Le leadership partagé serait l’un des principaux facteurs expliquant le faible taux de roulement de l’hôpital général juif de Montréal qui est reconnu par L’INSPQ comme extrêmement performant.
    • L’un des éléments caractérisant aussi l’Hôpital Juif, c’est la fluidité et la formation offerte à l’ensemble du personnel, mais aussi aux usagers en lien avec la communication. Plus la communication est fluide et efficace, plus il sera facile de mettre de l’avant la sécurité et la santé des usagers. Une communication transparente et l’absence de censure permettent de prévenir, mais aussi de guérir !
    Chapitre 9 : Implanter le leadership partagé
    • Ce chapitre décrit les valeurs qui sont à la base de l’implantation du leadership partagé, les compétences et les conditions nécessaires au maintien de celui-ci de même que les moyens à mettre en place. Il se termine par quelques mises en garde, car le leadership partagé n’est peut-être pas applicable partout.
    • Des valeurs communes

      1. Une croyance dans la force collective à travers la collaboration : L’expression du leadership de tous est nécessaire et contribue à une force collective. Cela favorise une mobilisation plus grande et une adhésion plus facile aux décisions qui seront prises par quelques personnes.
      2. Le respect de chacun : Tous les membres sont interdépendants. Le respect permet de valoriser la place de chacun et l’importance de son rôle au bon fonctionnement du système dans lequel il opère.
      3. La responsabilisation : Responsabiliser les personnes à trouver les solutions à leurs problèmes. Comme les personnes qui vivent les problèmes sont les plus à même de connaitre les solutions qui fonctionneront, il est important de les responsabiliser pour le bien de l’organisation. Pour faciliter la responsabilisation, il existe divers moyens : le partage d’information, des valeurs claires et explicites, une vision partagée, des principes explicites de fonctionnement, des formations disponibles, des plans d’action clairs et partagés.
      4. Autorité et éthique : Leadership partagé ne signifie pas absence d’autorité formelle. Cependant, il la clarification des rôles permet, selon les contextes, d’ajuster le niveau d’autorité au gré des défis, des responsabilités, des capacités et des situations.
      5. L’authenticité : Dire la vérité, ne pas contourner la vérité, ne pas taire ses sentiments. Cela engendre la confiance, la collaboration, et le développement continu. En contrepartie, tout ce qui nuit à la confiance comme la manipulation et les actions non éthiques nuiront au leadership partagé.
    • Les conditions de succès à l’implantation du leadership partagé

      • Les trois conditions de bases
        1. Cible commune
        2. Confiance mutuelle
        3. Dialogue
        • Ces trois éléments interagissent de façon dynamique.
    • L’apprentissage continu et collectif

      • L’apprentissage, l’amélioration continue, donc l’une des attitudes de base qu’on observe dans les divers groupes présentés et alimente sans cesse la capacité de collaborer. La présence de cette condition atteint des résultats supérieurs, mais ils éprouvent le plaisir de se développer en cours de route et de renforcer ainsi leur sentiment d’efficacité personnelle et collective.
    • La co-responsabilité

      • Comme tout le monde est concerné par les résultats à atteindre, les gens ont tendance à agir dans l’organisation avec un sentiment d’appartenance plus grand, comme si elle leur appartenait. Ce faisant, les gens prennent des initiatives et savent que ces dernières seront valorisées.
    • Le Leadership de chacun

      • L’exercice du leadership partagé signifie non pas que tout le monde décide de tout, mais que chacun se sent investi de son pouvoir personnel d’abord dans l’exercice de son rôle, puis dans le contexte d’ensemble où il se trouve. Dans un tel contexte, le paradigme du leadership en tant que propriété exclusive d’un individu au sein d’un groupe est remplacé par une conception élargie et dynamique où le leadership est une influence mutuelle entre les personnes afin d’atteindre la cible commune.
    • Le leadership partagé convient-il à tous ?

      • La réponse est oui et non. Il sera très difficile d’implanter le leadership partagé dans des organisations dans lesquels des conflits ouverts sont présents ou que le climat est toxique. Cependant, ces mêmes organisations bénéficieraient d’implanter des modes de fonctionnements inspirés du leadership partagé afin de faciliter les communications et d’amener les gens à avoir une vision commune des problèmes pour peut-être les régler.

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