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  • La formule qui va te donner le courage d’offrir du feedback à tes collègues!

    La formule qui va te donner le courage d’offrir du feedback à tes collègues!

    Dans le texte d’aujourd’hui, je vous partage une technique qui va changer la manière avec laquelle vous donnez du feed-back, pour le restant de vos jours!

    Je vous propose d’explorer les raisons clés pour lesquelles c’est important d’offrir du feedback à ses employés ou encore à vos collègues. Je vais vous fournir une technique simple pour en donner et en terminant, je vais vous partager trois mots clés à retenir afi

    n d’offrir un feedback réussi!

    Mais avant de commencer, j’ai envie de vous proposer un petit exercice!

    Je vais vous demander d’imaginer que je viens te rendre visite chez toi. On ne se connait pas vraiment, mais quand j’arrive, je me stationne dans ta cour, je sors de la voiture et rapidement, j’entre dans la maison sans frapper à la porte. La première chose que je fais en entrant, c’est que j’enlève mes souliers et je me dirige dans ta cuisine pour me faire un café. Je fouille dans les armoires, je me prends une collation et finalement, je m’assois sur ton divan, dans ton salon. J’attends que tu arrives pour qu’on jase!

    Comment te sens-tu face à cette situation?

    Tu as probablement une envie forte de me mettre dehors ou encore, tu es paralysé devant la scène que tu viens d’observer dans ta maison.

    Tu es surement en train de te demander quel est le lien avec le feedback?

    Le lien, c’est que les chances sont grandes que les gens à qui tu donnes du feedback se sentent de la même manière que toi, quand tu t’imagines que je rentre chez vous sans frapper à la porte si tu ne connais les bases pour offrir un feedback recevable.

    Pourquoi est-ce important d’offrir du feedback?

    Lorsqu’on sait comment donner du feed-back efficacement, cela tend à apporter plusieurs éléments positifs dans nos organisations. Telle l’augmentation de la satisfaction au travail, un taux de roulement plus faible et une plus grande motivation à innover.

    Mais avant, il faut distinguer deux types de feedback. Le feedback positif et le feedback constructif.

    Le feedback positif, c’est le plus facile à offrir. C’est lorsqu’on dit à quelqu’un qu’on le trouve bon!

    Le feedback critique, c’est celui qui nous amène souvent à rentrer chez les gens sans frapper à la porte. C’est souvent celui-là qui nous amène à être maladroits et à nuire à la relation qu’on essaie de développer avec l’autre personne. Le feedback critique vise à demander à l’autre de changer quelque chose ou encore qu’il s’améliore.

    Il y a plusieurs auteurs qui disent que le feedback, dans les organisations, c’est la clé pour l’amélioration globale de la performance.

    Plus on donne et on accepte de recevoir du feedback, plus on a accès à des informations essentielles pour rester concurrentiel comme entreprise! On dit même que le feedback joue un rôle clé dans la rétention du personnel! Plus les gens se sentent impliqués, plus ils ont leurs mots à dire, plus ils ont envie de rester et de contribuer au succès de l’organisation!

    Mais comment on fait pour donner un feedback me demanderez-vous?

    La formule pour donner du feed-back

    La technique que je vous ai promise se base sur la visite que je vous ai rendue à la maison au début de ce texte.

    Les étapes pour donner un bon feedback sont les mêmes que celles qu’on pourrait imaginer en rendant visite à une personne qu’on ne connait pas beaucoup.

    La première chose qu’on doit faire, c’est de Cogne à la porte. Il s’agit ici de vérifier si la personne est disponible pour échanger. Ensuite, on attend un peu et lorsque la réponse est positive, on peut entrer en douceur et ainsi mettre l’autre en contexte. Si la personne n’est pas disponible, et ici, il est important de respecter si l’autre personne dit non, la meilleure stratégie est de planifier un moment dans l’agenda au courant des jours à venir! On prend donc rendez-vous!

    À partir de là, on peut passer au salon afin d’aborder le Vif du sujet et ainsi partager les éléments à améliorer et comment on aimerait que l’autre modifie son comportement.

    Comme un bon hôte, on fournira des indications claires en lien avec la couleur de notre café! Il faut donc nommer des attentes claires si on ne veut pas se retrouver avec un chai latté (désolé pour les amateurs, personnellement je ne raffole pas des Chai, eurk)!

    Une fois votre café terminé, avant de partir, il est essentiel de valider votre compréhension de l’échange. Une question simple comme “que retiens-tu de notre échange?” est toujours pertinente! Cette étape, trop souvent négligée, permet de recadrer et de s’assurer qu’on est sur la même longueur d’onde!

    On peut même aller plus loin en demandant à l’autre quels sont les comportements qu’il va modifier suite à notre échange.

    Maintenant, vous savez que pour offrir un feedback de qualité, il faut s’imaginer rendre visite à quelqu’un! Mais vous ne savez pas encore quels sont les trois mots clés qui vont vous guider dans la réussite de vos feedback!

    Pour vous féliciter d’avoir lu de manière assidue jusqu’ici, voici la petite formule que je vous avais promise pour un feedback réussi.

    Respect + intentions bienveillantes + bon moment = Feedback Réussi

    Ce qui est dommage avec ce court texte, c’est qu’il fait partie d’une série de vidéo que je suis en train de produire sur ma chaine YouTube! Si tu as trouvé ça instructif, je t’encourage à t’abonner à ma chaine, car mes prochaines vidéos pourraient t’aider dans le développement de ta carrière!

    Si tu souhaites commencer à t’entrainer, n’hésite pas à me laisser un feedback dans les commentaires!

    Tu peux également me partager les thèmes sur lesquelles tu aimerais que je te donne des trucs ou des astuces pour t’aider dans ton quotidien de gestionnaire!

    Pour poursuivre vos réflexions, je vous recommande ce livre sur le sujet Feedback : le pouvoir des conversations: L’art de donner et recevoir du feedback

    Francis.

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    Mes dernières lectures inspirantes:
    📕 The Diary of a CEO
    📙 Little Black Stretchy Pants: Story of lululemon by the Founder, Chip Wilson (unauthorized)
    📘 The coaching habit

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  • 7 questions simples pour devenir un gestionnaire coach!

    7 questions simples pour devenir un gestionnaire coach!

    J’ai beaucoup entendu dans les dernières années qu’il faut que les gestionnaires adoptent une posture de coach. Mais entre vous et moi, ça veut dire quoi tout ça?

    La posture de coach, ça repose sur une habitude importante en gestion si on veut augmenter l’autonomie de nos équipes. Et non, ça ne repose pas sur votre capacité à prendre des décisions! C’est plutôt la capacité de poser de bonnes questions pour obtenir de bonnes réponses! On dit que les bons coachs permettent aux autres de développer la capacité de transférer leurs insights en action concrète, à développer leur plein potentiel.

    Dans ce court texte, je vais vous partager 7 types de questions que j’ai découvertes dans le livre “Coaching Habit” et qui vous aideront à propulser vos rencontres, autonomiser vos équipes et faciliter le travail des gens en développant votre capacité à poser des questions puissantes et pertinentes.

    Comment construire une habitude rapidement?

    Avant de vous partager les questions, j’ai décidé de vous expliquer comment faire pour les intégrer dans vos nouvelles habitudes. Dans le livre “Le pouvoir des habitudes“, on nous explique comment intégrer une nouvelle habitude dans notre rapide quotidien. Il y a 5 éléments à identifier pour modifier une habitude.

    Prenons l’exemple que lorsqu’un employé vient vous voir, vous avez l’habitude de lui fournir immédiatement une réponse à sa question pour “sauver du temps”.

    Dans cet exemple, il vous faudra identifier les 5 choses suivantes :

    1. Une raison : Pourquoi est-ce que vous voulez changer cette habitude? Ici, on pourrait dire qu’on veut permettre à nos employés d’avoir réfléchi à des solutions avant de venir nous en demander. Leur donner plus d’autonomie par exemple.
    2. Un trigger : Qu’est-ce qui initie votre réaction de fournir immédiatement une réponse? Est-ce que c’est la question de l’employé, le type de demande, l’urgence de la situation ou autre chose?
    3. Une microhabitude : Qu’est-ce que vous pourriez intégrer pour modifier le Trigger? Par exemple, chaque fois qu’un employé pose une question dans mon bureau, avant de répondre, je pose une question à la place de fournir une réponse. Moi, j’ai ajouté les 7 questions sur un post-it que j’ai devant moi en permanence pour m’aider!
    4. De la pratique : Soyez indulgent avec vous-même, développer une nouvelle habitude prend du temps et de l’énergie. Mais si vous ne perdez pas de vu la raison de ce changement, vous êtes sur la bonne voie!
    5. Un plan : Comment allez-vous vous y prendre pour y arriver? Pour évaluer votre progression? Se fixer une date peut vous aider à augmenter les efforts que vous allez faire!

    Finalement, pour changer une habitude facilement, il faut :

    • Identifier une action qui va prendre 60 secondes et moins à faire
    • Commencer petit: n’essaie pas d’incorporer toutes les idées d’un coup
    • Fais ça avec quelqu’un : bâtis-toi un système de support qui te gardera imputable de ce changement d’habitude
    • Remonter sur le cheval : quand tu tombes, remonte ! Ce n’est pas grave, il ne faut simplement pas abandonner.

    Les 7 questions magiques de coaching

    Pour les plus impatients de connaitre les 7 questions, les voici! Je me reconnais dans l’urgence d’aller directement à la conclusion pour mettre de côté de gras. Par contre, peut-être que c’est aussi pour ça que dans votre quotidien vous ne posez pas assez ces questions! Je vous invite donc à aller lire les fondements de ces questions plus bas afin d’en savoir un peu plus sur le “pourquoi?” ce sont de bonnes questions et dans quel contexte les utiliser!

    1. Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui? – Qu’est-ce qui t’habite?
    2. Quoi d’autre?
    3. Quel est le réel défi pour toi?
    4. Qu’est-ce que tu veux vraiment?
    5. Comment est-ce que je peux t’aider? – “Qu’est-ce que tu as besoin que je fasse pour toi?”
    6. “Si tu es en train de dire OUI à ça, à quoi es-tu en train de dire NON?”
    7. Qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    Catégorie 1 : Les questions pour se lancer!

    Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui? – Qu’est-ce qui t’habite?

    Si tu sens que la conversation tourne en rond ou ne s’en va nulle part, tu es probablement dans l’une de ces trois situations : le tango du small talk, le jour de la marmotte (la même réunion, les mêmes personnes, les mêmes sujets) ou encore le diagnostic par défaut (je sais ce qui se passe, tu sais ce qui se passe et on fait comme d’habitude).

    La question pour se lancer vise à sortir de ces pièges. Elle nous amène plus rapidement dans le vif du sujet. Si une personne vient te voir ou que tu vas voir une personne, c’est forcément, car tu as une demande à faire ou que tu attends quelque chose de l’autre. Dans tous les cas, la motivation de la conversation sera généralement orientée sur les trois P : un projet, une personne ou un pattern comportemental.

    Donc, si tu te reconnais, essaie cette question :

    • Toi : Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui ?
    • (La personne répond)
    • Toi : Je vois trois angles sous lesquels on pourrait explorer cela, l’angle du projet (des défis qui émergent autour du projet), l’angle des personnes impliquées, ou encore les patterns (il me semble que ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit). Par où devrions-nous commencer ?
    • (La personne choisie un des trois axes! et on amorce une discussion productive!)

    Attention : Si tu sais quelle question tu veux poser, il faut cesser de tourner autour du pot. Il faut simplement la poser.

    Catégorie 2 : Quoi d’autre?

    Cette question est probablement la meilleure question de coaching au monde. C’est la meilleure question pour 3 raisons : ça offre à la personne en face de vous plus d’options que celles qu’elle envisageait, ça lui permet de prendre de meilleures décisions à la lumière des plus nombreuses options et ça l’amène à réfléchir plus en profondeur. Pour vous, comme gestionnaire, ça vous donne plus de temps pour vous faire une vraie idée de la situation et de mieux vous positionner avec plus d’infos!

    Dans la majorité des cas, lorsqu’une personne vient vous rencontrer pour parler d’un problème, elle n’a pas exploré toutes les options. Trop souvent, la première réponse qu’elle aura identifiée pour son problème n’est généralement pas la seule et souvent pas la meilleure option qui s’offre à elle. C’est pourquoi cette question devient un outil puissant dans le processus de prise de décision! Ainsi, en augmentant le nombre d’options, on augmente aussi les chances de prendre de meilleures décisions.

    Pour maximiser la puissance de cette question, il faut :

    • Rester curieux
    • Pose la question une fois de plus (entre 3 et 5 fois).
    • Écoute les réponses.
    • Souligner les succès (S’il n’y a plus rien à ajouter, mentionner que c’est un succès, car on a fait le tour de la question!)
    • Passe à autre chose lorsque c’est le moment.

    Le piège du quoi d’autre c’est de plonger dans le paradoxe du choix en allant trop loin et de générer une paralysie décisionnelle causée par un trop grand nombre de choix possible. Tel que démontré dans une étude intéressante sur le sujet : un groupe avait le choix de gouter à 24 sortes de confitures. L’autre groupe, 6 sortes. Le groupe dans lequel on a observé le plus de vente est celui de 6 sortes. Pour l’autre groupe, il y avait tellement de choix que les personnes ont été paralysées par la peur de prendre une mauvaise décision. Ils n’ont donc rien acheté malgré le fait qu’ils avaient gouté toutes les sortes.

    Attention : Offrir une proposition camouflée avec un point d’interrogation à la fin ne compte pas comme une question. Par exemple : As-tu essayé X ou Y?

    Catégorie 3 : La question Focus!

    Quel est le réel défi pour toi?

    Le but de la question accent, c’est de prendre le temps d’identifier le vrai problème, non pas le premier problème qui surgit. Ça nous offre la possibilité de réfléchir un peu plus spécifiquement à notre problème.

    La rencontre de coaching devient du coaching seulement lorsque la gestion du problème concerne la personne qui se trouve devant soi. Si on ne fait que ventiler sans comprendre notre besoin de ventile, ce n’est pas du coaching. Ça peut faire du bien, certes, mais le problème ne se règlera pas. Tandis que si on adresse la manière avec laquelle la personne compte gérer l’autre personne, ça en devient.

    En ajoutant les mots “pour toi” à la fin d’une question (Quel est le réel défi dans cette situation, pour toi?), on vient circonscrire ce que la personne vit, on l’aide à reconnecter avec son problème.

    Petit conseil : N’utilise pas des questions “pourquoi”, cela tend à mettre les gens sur la défensive. De plus, ce type de question met de l’avant que l’on cherche à comprendre le problème pour être en mesure de le régler. À la place, demande “Qu’est-ce que”. Au lieu de “pourquoi as-tu pris cette décision” – “Qu’est-ce qui t’a amené à choisir cette direction?”. Ça aide l’autre à comprendre le processus qui a mené à la décision et non les raisons de la décision.

    Une combinaison pratique

    Les trois premières questions peuvent être un script intéressant pour débuter une rencontre de coaching.

    1. Qu’est-ce qui t’habite en ce moment?
    2. Quoi d’autre?
    3. Quel est le réel défi pour toi?

    En suivant cet ordre de questionnement, on comprend rapidement la raison de la rencontre ou de la question, on explore les pistes de réflexion possibles et on identifie ce qui est le plus problématique pour l’autre!

    Catégorie 4 : La question de fondation

    Qu’est-ce que tu veux vraiment?

    Cette question vise à comprendre le réel besoin de l’autre, car une relation d’adulte à adulte repose sur la capacité de demander à l’autre ce qu’on veut, sachant qu’on peut se faire dire non.

    Voici quelques éléments qui sont intéressants à considérer afin de cibler certaines zones de stress que nos employés ou collègues peuvent vivre au quotidien, du moins, ce sont des questions que notre cerveau se pose à tout moment pour savoir si je suis en sécurité ou non. On appel le modèle TERA :

    • T is for Tribe (notre groupe d’appartenance) : Est-ce que tu es avec moi ou contre moi?
    • E is for Expectation (mes attentes) : Est-ce que je connais le futur ou pas? Si ce qui va arriver est clair, tout est OK. Sinon, j’expérimente une émotion de danger, de peur.
    • R is for Rank (mon statut) : Est-ce que tu es plus important ou moins important que je le suis? Si tu diminues mon statut, je vais me sentir moins en sécurité.
    • A is forAutonomy (mon niveau de liberté, d’autonomie dans l’équipe) : Est-ce que j’ai mon mot à dire ou pas? Si tu sens que tu as le choix, tu as davantage de chance que ton environnement en soit un de récompenses et qu’il soit plus facile de t’engager dans ce que tu fais.

    Comme gestionnaire, en posant des questions en lien avec le modèle TERA, on augmente le niveau de sécurité psychologique de nos employés pour leur permettre d’être en mesure de demander ce dont ils ont besoin sans gène.

    Attention : Lorsqu’on pose une bonne question, le silence peut devenir une mesure de succès! Plus le silence est présent, plus l’autre est en train de réfléchir à une réponse juste. Plus la question est bonne, plus le silence est long!

    Catégorie 5: La question “Lâche”

    Comment je peux t’aider?

    Pour se sortir du rôle de sauveur (le scénario dans lequel les employés viennent nous voir pour qu’on les sorte des impasses qu’ils vivent, chaque semaine). Pour se sortir de cette dynamique, il est crucial de demander “comment puis-je t’aider?”, “Qu’est-ce que tu as besoin que je fasse pour toi?”.

    La science nous dit que lorsqu’une personne pose une question plutôt que de confirmer ce que l’autre personne dit, elle se trouve à avoir plus d’information sur la question en plus d’augmenter sa crédibilité auprès de l’autre. Donc, on a tendance à octroyer davantage de respect aux personnes qui questionnent qu’à celles qui répondent.

    Prenons l’exemple d’une visite chez le médecin. Dans un premier cas de figure, on partage à notre médecin que nous avons mal aux sinus.

    Le premier médecin qu’on rencontre nous dit : “Je comprends que vous avez encore mal aux sinus aujourd’hui. Voici votre médicament pour votre nez!”

    Le second, lui, une fois qu’on lui partage notre mal aux sinus, nous demande : “Quel est le problème, ici?”. Ce à quoi on répond en offrant davantage d’informations, de détails et de précision. Nous laissant sur un sentiment que l’on s’intéresse réellement à notre situation et qu’on trouvera le bon remède.

    Dans le premier cas, on expérimente généralement une baisse du respect envers le médecin en plus d’augmenter les risques de fournir un mauvais traitement par manque d’information sur la problématique (un peu comme quand on offre trop rapidement une réponse à nos employés).

    Dans le second cas, on expérimente généralement un plus grand respect envers le médecin et ce dernier a une meilleure compréhension du problème. Lui offrant la possibilité de mieux soigner et d’augmenter ses chances de succès (Encore une fois, un peu comme en gestion!).

    Catégorie 6: La question stratégique

    Si tu es en train de dire OUI à ça, à quoi es-tu en train de dire NON?

    L’objectif ici, c’est d’amener l’autre à prendre conscience des choix qu’il fait. Car quand pour chaque OUI que l’on prononce, on dit deux fois NON :

    • Le non d’omission : Si tu dis oui à X, tout ce qui se déroule à la même heure ou en même temps, tu devras dire non. Comprendre cette forme de non permet de mieux saisir l’implication d’une décision.
    • Le non d’engagement (commission) : C’est ce que tu devras dire ou faire pour faire arriver le OUI. Ça permet de mieux saisir l’ampleur de ce qui sera à faire pour atteindre les résultats du OUI que tu as dit.

    Pour soutenir une réflexion par rapport à la vitesse à laquelle on dit OUI, il devient intéressant de poser plus de questions sur la demande initiale. 5 questions deviennent donc pertinentes :

    1. Qu’est-ce que nous avons à gagner?
    2. Quand et où devrons-nous travailler?
    3. Comment on devra s’y prendre pour obtenir les résultats qu’on désire?
    4. Qu’est-ce qu’on devra mettre en place comme conditions?
    5. Comment ferons-nous le suivi des échéances?

    Catégorie 7: La question d’apprentissage

    Qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    Cette question favorise une prise de conscience des éléments utiles durant la rencontre. C’est la question clé à poser à la fin d’une rencontre. Voici pourquoi c’est une question qui fonctionne:

    • Ça assume que la conversation a été utile
    • Ça demande à l’autre d’identifier LA grosse affaire qui a été utile pour elle
    • Ça rend la chose personnelle
    • Ça vous donne de la rétroaction sur l’aide qu’on a offerte
    • C’est un moment d’apprentissage, pas de jugement
    • Ça rappelle aux gens combien vous êtes utile à leurs yeux

    En terminant :

    Les trois choses importantes à retenir de ce texte sont :

    1. Démarrer la conversation avec : qu’est-ce que tu as en tête?
    2. Approfondir le point.
    3. Terminer l’échange avec une question d’apprentissage : qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    En mettant en place ces trois petits éléments dans votre routine de rencontre, vous augmenterez les chances que vos employés vous respectent, se développent et considèrent que vous êtes utile comme gestionnaire à leurs yeux! En plus, il n’aura jamais été aussi simple d’appliquer cette fameuse approche coaching dans votre gestion d’équipe. Car au finale, être un coach c’est poser de bonnes questions pour faire réfléchir l’autre.

    Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire.

    Pour approfondir le sujet, je vous encourage à vous procurer ces deux livres “The coaching Habit” et “Le pouvoir des habitudes“

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    Francis.

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    📙 HBR 10 Must Reads 2024
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  • De grands changements pour les gestionnaires! Vers une gestion plus humaines des ressources?

    De grands changements pour les gestionnaires! Vers une gestion plus humaines des ressources?

    Une bonne relation avec son gestionnaire serait l’un des plus importants facteurs de satisfaction au travail en plus d’être au second rand des facteurs déterminants de la satisfaction globale des travailleurs (selon une étude de McKinsey, 2022).

    Si les gestionnaires sont si importants dans la vie de nos employés, pourquoi alors, lorsqu’on interroge plus de 75 directeurs d’entreprises multinationales sur l’état des gestionnaires dans leurs organisations, ces derniers rapportent que 68% de leurs gestionnaires se sentent surmenés et que le taux de roulement des cadres intermédiaires est en hausse constante?

    Pire encore, lorsqu’on demande à ces directeurs qu’est-ce qu’on fait pour les soutenir, seulement 14% d’entre eux ont réfléchi à un plan de match pour réduire le fardeau que portent leurs gestionnaires.

    Le pire, c’est qu’en offrant si peu de considérations à nos gestionnaires, on affecte directement notre masse de travailleurs! 75% des répondants dans une étude menée par McKinsey rapportaient que la chose la plus stressante dans leur travail est la relation avec leur supérieur immédiat, qui dans le contexte actuel est souvent fatigué, à fleur de peau et rarement disponible pour une rencontre statutaire. Ce qui contribue négativement à la perception que les travailleurs ont de leur gestionnaire.

    La question est la suivante

    Qu’est-ce qui fait que le travail de gestionnaire est devenu si prenant? Est-ce que le travail de gestionnaire est devenu trop gros, trop difficile ou encore moins adapté au modèle d’affaire de nos entreprises moderne? Mais quoi faire pour faciliter la vie de nos gestionnaires tout en préservant la performance et la croissance?

    Dans ce billet, je ne prétends pas avoir de solutions magiques. Par contre, j’ai identifié quelques pistes de changement qui pourraient être utiles à votre organisation à l’aide d’un article publié chez Harvard Business Review intitulé Managers Can’t Do It All par Diane Gherson et Lynda Gratton.

    1. Un changement au niveau du pouvoir : du “MOI” vers le “NOUS”

    Les motivations du gestionnaire devront se tourner vers l’intérêt de l’équipe et non plus vers l’avancement individuel de sa carrière. Nos organisations devront mettre de l’avant une culture dans laquelle on valorise les innovations collectives ainsi que le partage des richesses générées par le travail d’équipe. Les bonus ne pourront plus être seulement destinés au gestionnaire qui récolte alors le fruit du travail de son équipe pour ses bonnes pratiques de gestion. Enfin, le gestionnaire devra apprendre à soutenir son équipe dans son développement, ce qui implique d’aider certaines personnes dans leurs projets de carrière, même si ces projets ne se réalisent pas au sein même de son équipe. Comme personne n’est plus attaché à la chaise dans laquelle il travaille, il faudra miser sur la qualité des relations qu’on arrive à maintenir, car l’employé pourrait vouloir revenir un jour ou éventuellement devenir un compétiteur important avec qui nous aimerions avoir des liens solides!

    2. Un changement de compétences : de gestionnaires de “TÂCHES” à gestionnaire “D’OBJECTIFS”

    Les gestionnaires devront développer la capacité de gérer des objectifs et non de faire le suivi de tâches ou de temps de présence. Pour ce faire, ils devront développer la capacité de coacher leurs employés à identifier des objectifs réalistes, mais ambitieux qui leur permettront de se développer à l’interne tout en demeurant motivés, mobilisé et engagés envers les cibles à atteindre. Le gestionnaire, dans son rôle de coach, devra développer ses compétences relationnelles pour être à l’écouter et manifester sa présence pour ses employés, même à distance. La fréquence des rencontres statutaires devra donc être plus grande pour maintenir ce contact humain et chaleureux dont les employés ont besoin dans le contexte actuel et à distance. On constate donc que des rencontres plus courtes, mais plus fréquentes pourraient être l’une des clés pour soutenir nos employés à distance.

    3. Un changement de structure : De “statique et physique” à “fluide et digitale”

    Les gestionnaires devront s’habituer à naviguer des environnements digitaux, car les espaces de travail physiques seront de moins en moins fréquents et populaires. Les raisons de se voir en présence devront évoluer pour devenir des moments de socialisation ou de “teambuilding”. Dans ce contexte, le gestionnaire deviendra un mentor dans le développement de la lecture des priorités et devra fournir de plus en plus de rétroaction à ses employés. Finalement, le gestionnaire offrira du coaching de carrière à ses employés pour les aider, à distance, dans leur positionnement au sein de l’organisation et dans le développement de leurs réseaux de contacts. Le développement de relations autour de la machine à café passera de plus en plus par le partage du réseau que le gestionnaire possède à ses employés.

    4. Un important changement au niveau de la formation continue des nouveaux gestionnaires

    Plusieurs entreprises ont identifié que la mise en place de programme de formation de gestion à l’interne axé sur le développement des habiletés relationnel faisait en sorte que les nouveaux gestionnaires avaient 7% plus de chances de dépasser les attentes après 6 mois et 45% moins de chance de quitter l’organisation après 1 an. On constate que lorsqu’on libère du temps pour former les gestionnaires en poste sur les mêmes compétences relationnelles, on observe que 20% des gestionnaires deviennent plus performant dans leurs fonctions. Ce qui a des répercussions positives sur le gestionnaire lui-même, mais surtout sur son équipe où on observe de plus hauts taux de rétention et d’engagement. Donc, la formation des habiletés relationnelles permet d’atteindre un plus haut niveau de performance!

    En terminant …

    Après 100 ans de travail dans des organisations physiques, organisées en hiérarchie et avec des emploies qui nécessite une transmission d’informations linéaire, nous arrivons dans une ère où les employés veulent de la liberté, des conditions de travail et avoir le sentiment qu’ils peuvent être compris et entendus par leur patron dans leurs besoins.

    Les “jeunes” ne veulent pas moins travailler, ils veulent simplement le faire autrement et cela semble passer par un développement des compétences de gestion comme mentionné dans les 4 éléments de changements qui seront nécessaires d’effectuer pour les entreprises s’ils veulent continuer de performer dans le contexte actuel de la gestion et de la croissance.

    Donc, plus vite ces changements seront mis en place dans vos organisations, plus vite vous en observerez les bénéfices sur vos employés, mais surtout sur votre performance!

    Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire.

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    Francis.

  • Créativité rime avec simplicité. Innovons!

    Créativité rime avec simplicité. Innovons!

    Durant les études postsecondaires, on nous oblige dans les cours et les travaux à lire des textes, étudier des concepts et apprendre des choses qui, selon le niveau d’étude, ne cessent de devenir de plus en plus complexe. Plus on étudie, plus c’est complexe, plus on comprend cette complexité, plus nous performons à l’examen. Plus on performe à l’examen, plus c’est valorisant. Plus on est valorisé, plus on se complique la vie dans tout par la suite car c’est ce que nous avons compris qui rapporte à la longue. C’est en quelque sorte la logique académique que j’ai comprise au fils des ans à naviguer au collégial, durant mon bac et encore plus pendant mes études au doctorat. On finit par se retrouver dans le haut de la pyramide de la complexité. Toutes ces notions, ces concepts, ces théories, elles finissent par devenir notre quotidien. On fini par parler dans une langue de concepts et de notions qui deviennent, peu à peu, innaccessiblent au gens normaux.On en vient qu’à perdre de vue la simplicité. La simplicité, après tant d’années, c’est louche…

    Mon plaisir, dans la vie, c’est d’apprendre des affaires et ces derniers mois, je me suis beaucoup intéressé à la créativité et à la productivité. Durant l’une de mes lectures, j’ai été frappé par l’importance accordée à simplifier les choses. Dans le livre How to take smart notes, on explique un système de prise de notes visant à stimuler et à faciliter la rédaction de livre ou d’articles de type non-fiction. Selon un auteur cité dans le livre, être créatif, c’est d’être en mesure de réduire quelque chose à sa plus simple expression (Stoke, 2001). Je vous explique. Ce qui est important ici, c’est de bien comprendre que les gens qui sont créatifs n’inventent généralement rien de toute pièce. Ils vont plutôt connecter ensemble des informations qui étaient dans leur cerveau afin de faire un nouvel arrangement de ces informations qui étaient déjà existantes. C’est le même phénomène que si vous avez un genre d’illumination en regardant la télé et que vous trouvez la solution à un problème que vous peinez à résoudre au travail depuis des semaines. Les informations ont connecté ensemble et c’est là, qu’une illumination créative arrive. On sait! C’est réglé!

    Ce qu’on entend par simplifier les choses, c’est que pour bien saisir une information et la connecter plus facilement à d’autres, il faut que ces informations soient simples. On nous invite donc à simplifier au maximum l’information que nous apprenons. Un peu comme si nous étudions avec des cartons quiz. On dépose une seule information par carton, avec une seule réponse à l’endos. C’est simple, mais ça marche. De cette façon, l’information est plus facile à manipuler et à lier à d’autres informations qui se trouvent dans notre tête. Notre cerveau passe son temps à faire des liens entre les choses, c’est en quelque sorte son travail.

    Donc, t’es en train de me dire que pour comprendre ou faire des choses complexes, il faut être capable faire simple?

    Je répondrais OUI à cette question…

    Pour ceux qui doutes, je vais vous partager mon explication favorite afin de vous convaincre de mon argument. Prenons l’alphabet, c’est simple, 26 lettres. Si vous prenez le temps de regarder tout ce que nous sommes en mesure de faire avec ça! Vous comprendrez que pour faire complexe, il faut dans un premier temps comprendre ce qui est simple. Les textes simples, sont fait de lettres. Les textes compliqués… tien tien, eux aussi. Ce n’est qu’une questions de la manière dont ces 26 lettres sont réorganisées entre elles. Comme les idées et les concepts finalement.
    Selon moi, ce que je vous partage aujourd’hui est transférable à tous les domaines d’études, de recherche, de travail ou de vie. Si nous ne sommes pas en mesure de comprendre et d’expliquer clairement ce qui est simple, il ne sert à rien d’essayer de construire quelque chose de compliqué. À l’inverse, il ne sert à rien d’essayer de comprendre quelque chose de compliqué si vous avez la possibilité de comprendre son expression la plus simple (selon vos besoins). Vous frapperez un mur, vous arriverez rapidement à votre limite ou comme le dit le principe de Peter, vous atteindrez votre niveau d’incompétence. En gros, il est important de comprendre les bases, car c’est avec elles que vous pourrez développer de nouvelles choses, simples ou complexes.

    Ouais, mais c’est beaucoup plus facile de créer quelque chose quand tu as une infinité de possibilités!?

    Dans les faits, je crois qu’il est faux de penser que des structures très complexes permettent de plus grandes possibilités et davantage de créativité. Au contraire, souvent, lorsqu’il n’y a aucune structure ni balise, il devient extrêmement difficile d’être créatif. Car sans structure ni restriction, il devient quasi impossible d’être en mesure de comparer, de différentier ou encore de faire des expérimentations et d’arriver avec de nouvelles idées innovantes. Prenons l’exemple d’un peintre, c’est dans le cadre de sa toile qu’il arrive à créer et à inventer des oeuvres! C’est lorsque nous sommes confrontés à des restrictions que notre cerveau décuple ses capacités, prend des décisions et fait quelque chose d’innovant, de complexe et de nouveau avec la simplicité de la toile blanche qui se trouve devant lui.

    Donc, en terminant, je vous mets au défi, la prochaine fois que vous lisez un livre, de le résumer en une seule page. Vous verrez, l’exercice de simplification est plus difficile qu’on pourrait le penser. Mais après cela, il ne restera que la plus simple expression de ce livre et il deviendra très facile, pour ne pas dire simple, de faire comprendre un livre entier à une autre personne. Au fond, le seigneur des anneaux, ce n’est que l’histoire d’un Hobbit qui doit aller détruire un anneau afin de sauver le sort du monde tel qu’il le connait! C’est simple, mais cela a tout de même permis de réaliser plusieurs films très complexes!

    Merci pour votre temps et à la semaine prochaine!

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  • Qu’est-ce que la communication non violente?

    Qu’est-ce que la communication non violente?

    📝 Résumé de l’article

    Dans ce texte, on explore ce qu’est la communication non violente ainsi que le processus permettant de s’entrainer pour arriver à devenir un meilleur communicateur “non violent”. Le texte ce base sur les travaux de Rosenberg, on y résume très bien les quatre principes de la CNV, soit l’observation, l’attention aux sentiments et attitudes, les besoins ainsi que la demande.

    On parle de l’importance de bien comprendre ses propres besoins internes et d’identifier clairement ceux de l’autre. Cela permettra d’éviter de les confondre avec les jugements que l’on porte aux autres ou à nous même.

    💡 Quelques réponses à mes questions

    Qu’est-ce que la communication non violente?
    • Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein de groupes. C’est aussi une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres.
    En quoi ce processus est-il efficace?
    • La CNV nous incite à chercher, avant tout, à assumer la responsabilité de nos choix et à améliorer la qualité de nos relations avec les autres et avec nous-mêmes. Elle est efficace même lorsque la personne ou le groupe en face de nous ne connaît rien du processus.
    • La démarche CNV peut être utilisée dans le but d’améliorer l’efficacité de la relation d’aide et des accompagnements individuels ou d’équipes, les coachings, les médiations ou encore dans la sphère sociale et familiale. Elle est également très utile dans la gestion de confits. Elle se combine parfaitement avec l’utilisation d’autres outils thérapeutiques tels que le coaching, la Gestalt, l’Analyse transactionnelle, la PNL, la thérapie systémique, et plus encore.
    • En gros, cette façon de communiquer permet aux personnes d’entrer en relation, de manière puissante, en faisant connecter les coeurs. C’est un style de communication qui se veut VRAI pour les personnes en faisant l’expérience.
    Comment le processus de communication non violente peut-il être utilisé (trois manières)?
    • Pour que le processus favorise réellement la coopération et le dialogue entre les deux personnes, il suppose qu’une attention au moment présent ainsi qu’une intention claire de favoriser le dialogue et la coopération transcende la communication.
    • Les trois manières d’y arriver sont:
    1. Communiquer avec soi-même pour clarifier ce qui se passe en soi (auto-empathie) ;
    2. Communiquer vers l’autre d’une manière qui favorise la compréhension et l’acceptation du message ;
    3. Recevoir un message de l’autre, l’écouter d’une manière qui favorise le dialogue, quelle que soit sa manière de s’exprimer.
    Quelles sont les quatre étapes de la Communication non violente?

    1. Observation (O) : décrire la situation en termes d’observation partageable ;

    • Lorsque nous observons, nous ne devons pas juger. L’autre nous partagera certainement des faits, des évaluations et des interprétations. La communication non violente vise à partager des faits. Car lorsque nous partageons des faits, il devient possible de faire des propositions dans une perspective d’améliorer le futur.

    2. Sentiment et attitudes (S) : exprimer les sentiments et attitudes suscités dans cette situation

    • Il peut être intéressant de développer son vocabulaire affectif afin d’élargir notre palette émotionnelle. L’une des erreurs les plus fréquentes est d’interpréter un comportement plutôt que de nommer une émotion. “J’ai le sentiment qu’il ne m’aime pas” n’est pas une émotion. C’est plutôt une interprétation d’un comportement de l’autre. On peut ressentir dans cette situation de la tristesse ou de la frustration par exemple. Chaque fois qu’on retrouve le mot “tu, vous, les autres…” les probabilités sont grandes que ce soit un jugement et non une émotion.

    3. Besoin (B) : clarifier et exprimer le(s) besoin(s)

    • Entre les actions des autres et nos réactions affectives, il y a nos besoins qui sont des intermédiaires. Dans la CNV, les besoins sont les mêmes pour tout le monde. Ce sont leur expression qui diffère. Il est important d’apprendre à identifier nos besoins afin d’être en mesure de faire une demande qui permettra de prendre soin de ce besoin qui génère une réaction émotionnelle.

    4. Demande (D) : faire une demande respectant les critères suivants : réalisable, concrète, précise et formulée positivement. Si cela est possible, que l’action soit faisable dans l’instant présent. Le fait que la demande soit accompagnée d’une formulation des besoins la rend négociable.

    • Pour que la demande soit bien reçue et entendue, elle doit respecter ces conditions:

      1. Être active et positive : demander ce que l’on veut, et non pas ce que l’on ne veut pas, exprimé dans un langage incitant à l’action.
      2. Être consciente et explicite : les demandes implicites sont source de mauvaise interprétation et de désarroi pour ceux à qui elles s’adressent.
      3. Être simple, claire et précise : le but de la demande est clair pour tous et sa réalisation est à la portée de l’interlocuteur.
    • Il faut éviter de faire nos demandes en mode “ordre ou exigence” on ne donne pas d’ordre. On doit apprendre à formuler des demandes qui seront recevables et non-menaçantes. Une demande doit être ouverte pour permettre à l’autre de la recevoir. Ce que Rosenberg exprime ainsi : « Dès lors que nous sommes prêts à écouter pleinement ce qui empêche l’autre de faire ce que nous lui demandons, nous formulons une demande, selon ma définition, et non une exigence. »

    Il ne faut pas prendre ces étapes comme étant une marche à suivre. C’est plutôt le principe sous-jacent qu’il est important de bien saisir. Lorsque l’on prend le temps d’identifier toutes les étapes, nous avons tout en main pour que la communication se déroule bien. L’important, c’est d’identifier toute cette information dans notre discussion.

    Qu’est-ce que des besoins selon Rosenberg?
    • Ils sont à la base de la CNV. Marshall Rosenberg les définit ainsi : « Les besoins sont des manifestations de la vie ». Il les considère comme des cadeaux « beaux et précieux ». Dans ses interventions, il incite ses interlocuteurs à en parler en leur demandant de répondre aux questions suivantes :

      1. Qu’est-ce qui est vivant en nous ?
      2. Qu’est-ce qui pourrait nous rendre la vie plus belle ?
    • Ils sont universels (communs à tous les êtres humains) ;
    • Ils sont l’énergie vitale qui nous mobilise pour agir dans le sens qui va nous faire croître ;
    • Ils sont indépendants de tout contexte. Notamment, ils ne sont attachés :

      • ni à une personne en particulier;
      • ni à un objet;
      • ni à une action;
      • ni à une situation particulière.
    • Il y a un nombre infini de manières de les satisfaire. M. Rosenberg appelle “stratégies” les actions que l’on met en oeuvre pour les satisfaire.
    Quels sont les neuf besoins fondamentaux?

    Les besoins fondamentaux sont ceux que l’on pourrait retrouver dans la pyramide des besoins de Maslow. On y retrouve entre autres:

    • Besoins physiologiques, bien-être physique ;
    • Sécurité ;
    • Empathie, compréhension ;
    • Créativité ;
    • Amour, intimité ;
    • Jeu, distraction ;
    • Repos, détente, récupération ;
    • Autonomie ;
    • Sens, spiritualité.

    🗑 Basket

    Citations intéressantes :

    M. Rosenberg, à propos de l’attitude face aux erreurs : “Le but de la vie n’est pas d’être parfait. Toute chose qui vaut la peine d’être faite vaut la peine d’être faite mal.”

    Thomas d’Ansembourg : « La violence n’est pas notre nature, mais l’expression de la violation de notre nature ».

    M. Rosenberg : « Tout conflit est l’expression tragique d’un besoin insatisfait».

    En conclusion, la communication non violente s’avère une excellente stratégie pour communiquer de manière plus efficiente entre nous. Pour tous les leaders, cette façon de communiquer peut être très avantageuse pour passer un message ou pour être entendu lorsque vient le temps de communiquer une feed-back.

    Pour en apprendre davantage ou pour lire l’article en question, voici des liens intéressants
    • Pour lire l’article en question : https://drive.google.com/file/d/19iZlSgQJ4uHrfT6y83Bgr4dCGWiOP52h/view?usp=sharing

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