Category: Équipe de travail

  • 7 questions simples pour devenir un gestionnaire coach!

    7 questions simples pour devenir un gestionnaire coach!

    J’ai beaucoup entendu dans les dernières années qu’il faut que les gestionnaires adoptent une posture de coach. Mais entre vous et moi, ça veut dire quoi tout ça?

    La posture de coach, ça repose sur une habitude importante en gestion si on veut augmenter l’autonomie de nos équipes. Et non, ça ne repose pas sur votre capacité à prendre des décisions! C’est plutôt la capacité de poser de bonnes questions pour obtenir de bonnes réponses! On dit que les bons coachs permettent aux autres de développer la capacité de transférer leurs insights en action concrète, à développer leur plein potentiel.

    Dans ce court texte, je vais vous partager 7 types de questions que j’ai découvertes dans le livre “Coaching Habit” et qui vous aideront à propulser vos rencontres, autonomiser vos équipes et faciliter le travail des gens en développant votre capacité à poser des questions puissantes et pertinentes.

    Comment construire une habitude rapidement?

    Avant de vous partager les questions, j’ai décidé de vous expliquer comment faire pour les intégrer dans vos nouvelles habitudes. Dans le livre “Le pouvoir des habitudes“, on nous explique comment intégrer une nouvelle habitude dans notre rapide quotidien. Il y a 5 éléments à identifier pour modifier une habitude.

    Prenons l’exemple que lorsqu’un employé vient vous voir, vous avez l’habitude de lui fournir immédiatement une réponse à sa question pour “sauver du temps”.

    Dans cet exemple, il vous faudra identifier les 5 choses suivantes :

    1. Une raison : Pourquoi est-ce que vous voulez changer cette habitude? Ici, on pourrait dire qu’on veut permettre à nos employés d’avoir réfléchi à des solutions avant de venir nous en demander. Leur donner plus d’autonomie par exemple.
    2. Un trigger : Qu’est-ce qui initie votre réaction de fournir immédiatement une réponse? Est-ce que c’est la question de l’employé, le type de demande, l’urgence de la situation ou autre chose?
    3. Une microhabitude : Qu’est-ce que vous pourriez intégrer pour modifier le Trigger? Par exemple, chaque fois qu’un employé pose une question dans mon bureau, avant de répondre, je pose une question à la place de fournir une réponse. Moi, j’ai ajouté les 7 questions sur un post-it que j’ai devant moi en permanence pour m’aider!
    4. De la pratique : Soyez indulgent avec vous-même, développer une nouvelle habitude prend du temps et de l’énergie. Mais si vous ne perdez pas de vu la raison de ce changement, vous êtes sur la bonne voie!
    5. Un plan : Comment allez-vous vous y prendre pour y arriver? Pour évaluer votre progression? Se fixer une date peut vous aider à augmenter les efforts que vous allez faire!

    Finalement, pour changer une habitude facilement, il faut :

    • Identifier une action qui va prendre 60 secondes et moins à faire
    • Commencer petit: n’essaie pas d’incorporer toutes les idées d’un coup
    • Fais ça avec quelqu’un : bâtis-toi un système de support qui te gardera imputable de ce changement d’habitude
    • Remonter sur le cheval : quand tu tombes, remonte ! Ce n’est pas grave, il ne faut simplement pas abandonner.

    Les 7 questions magiques de coaching

    Pour les plus impatients de connaitre les 7 questions, les voici! Je me reconnais dans l’urgence d’aller directement à la conclusion pour mettre de côté de gras. Par contre, peut-être que c’est aussi pour ça que dans votre quotidien vous ne posez pas assez ces questions! Je vous invite donc à aller lire les fondements de ces questions plus bas afin d’en savoir un peu plus sur le “pourquoi?” ce sont de bonnes questions et dans quel contexte les utiliser!

    1. Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui? – Qu’est-ce qui t’habite?
    2. Quoi d’autre?
    3. Quel est le réel défi pour toi?
    4. Qu’est-ce que tu veux vraiment?
    5. Comment est-ce que je peux t’aider? – “Qu’est-ce que tu as besoin que je fasse pour toi?”
    6. “Si tu es en train de dire OUI à ça, à quoi es-tu en train de dire NON?”
    7. Qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    Catégorie 1 : Les questions pour se lancer!

    Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui? – Qu’est-ce qui t’habite?

    Si tu sens que la conversation tourne en rond ou ne s’en va nulle part, tu es probablement dans l’une de ces trois situations : le tango du small talk, le jour de la marmotte (la même réunion, les mêmes personnes, les mêmes sujets) ou encore le diagnostic par défaut (je sais ce qui se passe, tu sais ce qui se passe et on fait comme d’habitude).

    La question pour se lancer vise à sortir de ces pièges. Elle nous amène plus rapidement dans le vif du sujet. Si une personne vient te voir ou que tu vas voir une personne, c’est forcément, car tu as une demande à faire ou que tu attends quelque chose de l’autre. Dans tous les cas, la motivation de la conversation sera généralement orientée sur les trois P : un projet, une personne ou un pattern comportemental.

    Donc, si tu te reconnais, essaie cette question :

    • Toi : Qu’est-ce qui occupe ta pensée aujourd’hui ?
    • (La personne répond)
    • Toi : Je vois trois angles sous lesquels on pourrait explorer cela, l’angle du projet (des défis qui émergent autour du projet), l’angle des personnes impliquées, ou encore les patterns (il me semble que ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se produit). Par où devrions-nous commencer ?
    • (La personne choisie un des trois axes! et on amorce une discussion productive!)

    Attention : Si tu sais quelle question tu veux poser, il faut cesser de tourner autour du pot. Il faut simplement la poser.

    Catégorie 2 : Quoi d’autre?

    Cette question est probablement la meilleure question de coaching au monde. C’est la meilleure question pour 3 raisons : ça offre à la personne en face de vous plus d’options que celles qu’elle envisageait, ça lui permet de prendre de meilleures décisions à la lumière des plus nombreuses options et ça l’amène à réfléchir plus en profondeur. Pour vous, comme gestionnaire, ça vous donne plus de temps pour vous faire une vraie idée de la situation et de mieux vous positionner avec plus d’infos!

    Dans la majorité des cas, lorsqu’une personne vient vous rencontrer pour parler d’un problème, elle n’a pas exploré toutes les options. Trop souvent, la première réponse qu’elle aura identifiée pour son problème n’est généralement pas la seule et souvent pas la meilleure option qui s’offre à elle. C’est pourquoi cette question devient un outil puissant dans le processus de prise de décision! Ainsi, en augmentant le nombre d’options, on augmente aussi les chances de prendre de meilleures décisions.

    Pour maximiser la puissance de cette question, il faut :

    • Rester curieux
    • Pose la question une fois de plus (entre 3 et 5 fois).
    • Écoute les réponses.
    • Souligner les succès (S’il n’y a plus rien à ajouter, mentionner que c’est un succès, car on a fait le tour de la question!)
    • Passe à autre chose lorsque c’est le moment.

    Le piège du quoi d’autre c’est de plonger dans le paradoxe du choix en allant trop loin et de générer une paralysie décisionnelle causée par un trop grand nombre de choix possible. Tel que démontré dans une étude intéressante sur le sujet : un groupe avait le choix de gouter à 24 sortes de confitures. L’autre groupe, 6 sortes. Le groupe dans lequel on a observé le plus de vente est celui de 6 sortes. Pour l’autre groupe, il y avait tellement de choix que les personnes ont été paralysées par la peur de prendre une mauvaise décision. Ils n’ont donc rien acheté malgré le fait qu’ils avaient gouté toutes les sortes.

    Attention : Offrir une proposition camouflée avec un point d’interrogation à la fin ne compte pas comme une question. Par exemple : As-tu essayé X ou Y?

    Catégorie 3 : La question Focus!

    Quel est le réel défi pour toi?

    Le but de la question accent, c’est de prendre le temps d’identifier le vrai problème, non pas le premier problème qui surgit. Ça nous offre la possibilité de réfléchir un peu plus spécifiquement à notre problème.

    La rencontre de coaching devient du coaching seulement lorsque la gestion du problème concerne la personne qui se trouve devant soi. Si on ne fait que ventiler sans comprendre notre besoin de ventile, ce n’est pas du coaching. Ça peut faire du bien, certes, mais le problème ne se règlera pas. Tandis que si on adresse la manière avec laquelle la personne compte gérer l’autre personne, ça en devient.

    En ajoutant les mots “pour toi” à la fin d’une question (Quel est le réel défi dans cette situation, pour toi?), on vient circonscrire ce que la personne vit, on l’aide à reconnecter avec son problème.

    Petit conseil : N’utilise pas des questions “pourquoi”, cela tend à mettre les gens sur la défensive. De plus, ce type de question met de l’avant que l’on cherche à comprendre le problème pour être en mesure de le régler. À la place, demande “Qu’est-ce que”. Au lieu de “pourquoi as-tu pris cette décision” – “Qu’est-ce qui t’a amené à choisir cette direction?”. Ça aide l’autre à comprendre le processus qui a mené à la décision et non les raisons de la décision.

    Une combinaison pratique

    Les trois premières questions peuvent être un script intéressant pour débuter une rencontre de coaching.

    1. Qu’est-ce qui t’habite en ce moment?
    2. Quoi d’autre?
    3. Quel est le réel défi pour toi?

    En suivant cet ordre de questionnement, on comprend rapidement la raison de la rencontre ou de la question, on explore les pistes de réflexion possibles et on identifie ce qui est le plus problématique pour l’autre!

    Catégorie 4 : La question de fondation

    Qu’est-ce que tu veux vraiment?

    Cette question vise à comprendre le réel besoin de l’autre, car une relation d’adulte à adulte repose sur la capacité de demander à l’autre ce qu’on veut, sachant qu’on peut se faire dire non.

    Voici quelques éléments qui sont intéressants à considérer afin de cibler certaines zones de stress que nos employés ou collègues peuvent vivre au quotidien, du moins, ce sont des questions que notre cerveau se pose à tout moment pour savoir si je suis en sécurité ou non. On appel le modèle TERA :

    • T is for Tribe (notre groupe d’appartenance) : Est-ce que tu es avec moi ou contre moi?
    • E is for Expectation (mes attentes) : Est-ce que je connais le futur ou pas? Si ce qui va arriver est clair, tout est OK. Sinon, j’expérimente une émotion de danger, de peur.
    • R is for Rank (mon statut) : Est-ce que tu es plus important ou moins important que je le suis? Si tu diminues mon statut, je vais me sentir moins en sécurité.
    • A is forAutonomy (mon niveau de liberté, d’autonomie dans l’équipe) : Est-ce que j’ai mon mot à dire ou pas? Si tu sens que tu as le choix, tu as davantage de chance que ton environnement en soit un de récompenses et qu’il soit plus facile de t’engager dans ce que tu fais.

    Comme gestionnaire, en posant des questions en lien avec le modèle TERA, on augmente le niveau de sécurité psychologique de nos employés pour leur permettre d’être en mesure de demander ce dont ils ont besoin sans gène.

    Attention : Lorsqu’on pose une bonne question, le silence peut devenir une mesure de succès! Plus le silence est présent, plus l’autre est en train de réfléchir à une réponse juste. Plus la question est bonne, plus le silence est long!

    Catégorie 5: La question “Lâche”

    Comment je peux t’aider?

    Pour se sortir du rôle de sauveur (le scénario dans lequel les employés viennent nous voir pour qu’on les sorte des impasses qu’ils vivent, chaque semaine). Pour se sortir de cette dynamique, il est crucial de demander “comment puis-je t’aider?”, “Qu’est-ce que tu as besoin que je fasse pour toi?”.

    La science nous dit que lorsqu’une personne pose une question plutôt que de confirmer ce que l’autre personne dit, elle se trouve à avoir plus d’information sur la question en plus d’augmenter sa crédibilité auprès de l’autre. Donc, on a tendance à octroyer davantage de respect aux personnes qui questionnent qu’à celles qui répondent.

    Prenons l’exemple d’une visite chez le médecin. Dans un premier cas de figure, on partage à notre médecin que nous avons mal aux sinus.

    Le premier médecin qu’on rencontre nous dit : “Je comprends que vous avez encore mal aux sinus aujourd’hui. Voici votre médicament pour votre nez!”

    Le second, lui, une fois qu’on lui partage notre mal aux sinus, nous demande : “Quel est le problème, ici?”. Ce à quoi on répond en offrant davantage d’informations, de détails et de précision. Nous laissant sur un sentiment que l’on s’intéresse réellement à notre situation et qu’on trouvera le bon remède.

    Dans le premier cas, on expérimente généralement une baisse du respect envers le médecin en plus d’augmenter les risques de fournir un mauvais traitement par manque d’information sur la problématique (un peu comme quand on offre trop rapidement une réponse à nos employés).

    Dans le second cas, on expérimente généralement un plus grand respect envers le médecin et ce dernier a une meilleure compréhension du problème. Lui offrant la possibilité de mieux soigner et d’augmenter ses chances de succès (Encore une fois, un peu comme en gestion!).

    Catégorie 6: La question stratégique

    Si tu es en train de dire OUI à ça, à quoi es-tu en train de dire NON?

    L’objectif ici, c’est d’amener l’autre à prendre conscience des choix qu’il fait. Car quand pour chaque OUI que l’on prononce, on dit deux fois NON :

    • Le non d’omission : Si tu dis oui à X, tout ce qui se déroule à la même heure ou en même temps, tu devras dire non. Comprendre cette forme de non permet de mieux saisir l’implication d’une décision.
    • Le non d’engagement (commission) : C’est ce que tu devras dire ou faire pour faire arriver le OUI. Ça permet de mieux saisir l’ampleur de ce qui sera à faire pour atteindre les résultats du OUI que tu as dit.

    Pour soutenir une réflexion par rapport à la vitesse à laquelle on dit OUI, il devient intéressant de poser plus de questions sur la demande initiale. 5 questions deviennent donc pertinentes :

    1. Qu’est-ce que nous avons à gagner?
    2. Quand et où devrons-nous travailler?
    3. Comment on devra s’y prendre pour obtenir les résultats qu’on désire?
    4. Qu’est-ce qu’on devra mettre en place comme conditions?
    5. Comment ferons-nous le suivi des échéances?

    Catégorie 7: La question d’apprentissage

    Qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    Cette question favorise une prise de conscience des éléments utiles durant la rencontre. C’est la question clé à poser à la fin d’une rencontre. Voici pourquoi c’est une question qui fonctionne:

    • Ça assume que la conversation a été utile
    • Ça demande à l’autre d’identifier LA grosse affaire qui a été utile pour elle
    • Ça rend la chose personnelle
    • Ça vous donne de la rétroaction sur l’aide qu’on a offerte
    • C’est un moment d’apprentissage, pas de jugement
    • Ça rappelle aux gens combien vous êtes utile à leurs yeux

    En terminant :

    Les trois choses importantes à retenir de ce texte sont :

    1. Démarrer la conversation avec : qu’est-ce que tu as en tête?
    2. Approfondir le point.
    3. Terminer l’échange avec une question d’apprentissage : qu’est-ce qui a été le plus utile pour toi?

    En mettant en place ces trois petits éléments dans votre routine de rencontre, vous augmenterez les chances que vos employés vous respectent, se développent et considèrent que vous êtes utile comme gestionnaire à leurs yeux! En plus, il n’aura jamais été aussi simple d’appliquer cette fameuse approche coaching dans votre gestion d’équipe. Car au finale, être un coach c’est poser de bonnes questions pour faire réfléchir l’autre.

    Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire.

    Pour approfondir le sujet, je vous encourage à vous procurer ces deux livres “The coaching Habit” et “Le pouvoir des habitudes“

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  • Prenez-vous le temps de saluer vos collègues?

    Prenez-vous le temps de saluer vos collègues?

    Dernièrement, avec les nombreux mois passés en télétravail, j’ai réalisé que nous passons la plus grande majorité de nos journées à travailler. Quelques rencontres Teams ici et là, mais les relations sociales se font de plus en plus rares. Du moins, elles sont de moins en moins spontanées. Par exemple, il est de plus en plus difficile d’aller à la machine à café et de faire une rencontre fortuite avec une personne de l’équipe ou encore d’une autre équipe.

    Je me rends compte qu’on est de plus en plus obnubilé par le travail que nous avons à faire. De plus en plus centré sur la tâche et de moins en moins sur les relations. Les occasions se faisant de plus en plus rares, on en vient même qu’à développer une certaine résistance à voir des gens. Ça nous stresse!

    Ce constat m’a amené à repenser à l’importance de saluer les gens. D’autant plus dans un contexte de télétravail (qui disons-le, est là pour rester).

    De manière générale, je dirais qu’on oublie souvent que malgré nos accomplissements dans notre travail, ce n’est pas le travail en soi qui importe. Peu importe ce que vous ferez comme qualité au niveau de la tâche, ce sont des personnes qui auront à le reconnaitre. Ce qui importe, dans le travail, ce sont les relations que nous mettons en place. Les relations, au travail, c’est la clé pour avoir une carrière saine, mais aussi pour apprécier encore plus son travail.

    Si vous vivez un succès, que faites-vous? Vous allez célébrer avec vos collègues qui ont contribué au projet.

    Qui décidera si vous aurez ou non la promotion que vous convoitez tant? Une personne.

    Lorsque vous avez une idée qui est en compétition avec l’idée d’un collègue, qui fera la différence? Généralement, les gens qui vous apprécient.

    Bref, vous aurez compris qu’une partie importante du travail, c’est les gens qui vous entourent.

    Ceci étant dit, comment peut-on faire pour entretenir ces relations? Quelles actions peut-on poser pour augmenter notre influence dans un monde du travail qui est de plus en plus virtuel?

    Et bien, je crois que j’ai deux pistes d’actions qui pourraient vous surprendre par leur simplicité, mais aussi par leur puissance, si vous vous donnez la peine de les essayer!

    1. Saluer les gens. Que ce soit en présence ou par teams, les gens apprécient se faire saluer. C’est quelque chose que je fais régulièrement. J’ouvre Teams, je fais glisser mon curseur dans la liste de mes contacte et je choisis une personne à qui je n’ai pas parlé depuis un moment et je lui écris «Salut! Comment tu vas, ça fait un moment qu’on n’a pas pris le temps de prendre des nouvelles.» Généralement, la conversation n’est pas très longue. Mais vous serez étonné comment c’est apprécié. En plus, personnellement, je trouve que ça me donne un petit Boost d’énergie.
    2. Prendre le temps d’ajouter un point «comment arrivez-vous aujourd’hui?» à l’ordre du jour des rencontres. Généralement, ce que j’observe en télétravail, c’est que les rencontres que j’ai sont très axées sur la tâche. On entre dans la rencontre, on attend que tout le monde soit arrivée et BANG! on commence à parler de travail. Pas de «comment ça va», rien. On travaille! Je vous invite à en faire l’expérience suivante. Prenez le temps qu’il faudra pour faire un vrai tour de table. Inventez une question autre qu’un banal «comment ça va» auquel les gens sont conditionné à répondre «BIEN». Demandez plutôt aux gens quel a été leur plus beau moment de la semaine, leur réalisations, quel est leur passe-temps du moment en dehors de travail. Vous verrez, les gens seront surpris au départ, mais ne percevez pas cela comme une perte de temps. Ce sera certainement apprécié! Les gens aiment quand on prend le temps de s’intéresser à eux et qu’on les écoute.

    En conclusion, j’aimerais vous rappeler que généralement, toutes les grandes relations ont débuté par un bonjour. En plus, qui sait où cette petite action pourra vous mener dans votre carrière? Les gens se souviennent des personnes qui les ont marqués positivement. Donc, pourquoi pas commencer par un petit bonjour?

    Je vous remercie sincèrement d’avoir pris le temps de me lire.

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  • Le processus de maturation d’un groupe OU comment faire de quelques personnes une équipe performante

    Le processus de maturation d’un groupe OU comment faire de quelques personnes une équipe performante

    Souvent, lorsque j’ai à intervenir dans une équipe de travail, je réalise assez rapidement que les gens ne savent pas vraiment ce qu’est une équipe. Il croit que le simple fait de mettre des gens dans une salle fera en sorte qu’une équipe viendra au monde et deviendra d’elle-même performante. Parfois, c’est ce qui se produit. Un peu de chance et des caractéristiques personnelles des personnes du groupe peuvent aider un peu. D’autres fois, c’est une succession d’intervention et de conflit plus tard qu’on réalise que le travail à faire ne se fera pas comme on s’y attendait.

    J’ai donc décidé, dans ce court texte de vous expliquer les grandes étapes par lesquelles on doit s’assurer de passer afin de faire d’un groupe de personnes une équipe qui aura toutes les ressources nécessaire à sa disposition afin de performer.

    Ce que je vous présente s’appuie sur la théorie des 5 étapes de maturation d’un groupe de Tuckman (1965 – Oui, c’est encore actuel! 😉).

    Voici donc les principales étapes ainsi que ce qu’il est important de considérer à chacune d’entre elles.

    Première étape : La constitution aussi appelée la formation ou la naissance du groupe

    • C’est le moment où les gens ne se connaissent pas encore tous et qu’ils sont étrangement polis et respectueux.
    • Il y a encore un peu de gènes et les objectifs du groupe ne sont pas encore énoncés.
    • On peut sentir de l’excitation, une énergie positive et stimulante, comme lors d’un premier rendez-vous ou de notre journée d’initiation.
    • Nous sommes dans la nouveauté, les gens ont en tête de connaitre le projet et de faire connaissance avec les autres membres de l’équipe.
    • À ce stade, il sera important de mettre l’accent sur :
    1. La socialisation, prise de contact entre les membres et créer des relations positives (Ex. Faire un tour de table durant lequel les gens se présentent (on peut par exemple demander aux gens, durant le tour de table, de présenter leurs background, leurs intérêts et leurs habiletés/talents cela facilitera la répartition des tâches). Il ne faut pas prendre pour acquis que les gens se connaissent tous.)
    2. Les règles de fonctionnement d’équipe (des règles communes, claires et auxquelles les membres ont participé à élaborer facilitent l’adhésion et permet de légitimer les membres du groupe à prendre action advenant le cas où quelqu’un déroge du fonctionnement attendu.)
    3. Les rôles individuels (en gros, il est important de savoir qui fait quoi et vers qui se référer en cas de questions).
    4. La détermination des objectifs et des échéanciers du groupe en lien avec le projet (mine de rien, c’est pour travailler que nous réunissons ces gens, il est donc important de commencer à statuer sur des objectifs à atteindre, ce n’est pas à la première rencontre que le tout sera complété, mais il faut commencer quelque part. Plus les objectifs sont SMART, plus il sera facile d’avancer dans le projet que nous avons à mener à terme).
    5. Mobilisation des membres face au travail à accomplir (C’est le moment où les membres de l’équipe pourront manifester leur intérêt pour l’implication dans l’un ou l’autre des objectifs, ils pourront par la suite commencer à se diviser la tâche et repartir, chacun de leur côté pour amorcer le travail.)
    • ATTENTION : Il ne faut pas s’attendre, lors de l’étape de la constitution de l’équipe à de hauts niveaux de productivité. Habituellement, c’est un moment qui permet de faire connaissance. On investira nos efforts sur la création de liens plutôt que sur les objectifs à atteindre. Et si nous désirons nous fixer un objectif, ce dernier devrait être de CRÉER DES LIENS ENTRE LES MEMBRES.

    Deuxième étape: Le conflit que l’on nomme parfois la tempête

    • Normalement, on se rend compte que nous sommes dans l’étape de la tempête lorsque les autres commencent à nous irrité pour tout et rien, par exemple, le fait qu’un des membres de l’équipe «Lip» son café, celui qui appuie sans cesse sur son stylo «clic clic clic», bref, c’est une indication que nous entrons dans la tempête.
    • À cette étape, le sentiment initial et l’excitation ont passé. Parfois, même la politesse peut prendre le large par moments.
    • C’est important de comprendre que cette étape est essentielle. De plus, il est normal que les équipes vivent des conflits, car c’est souvent une manifestation des irritants et s’ils sont traités de manières constructives, ils mèneront à beaucoup de positif et l’équipe apprendra à mettre en place des stratégies de résolution de conflits efficaces.
    • Si vous êtes le leader de l’équipe, il est important de vous souvenir que les conflits et les désaccords sont normaux et même sains.
    • À ce stade, on pourra donc voir survenir plus fréquemment :
    1. Des confrontations d’opinions (les gens ne seront pas toujours d’accord. Il peut être intéressant de permettre aux membres de s’exprimer librement, toujours de façon civile, pour identifier des solutions)
    2. La formation de sous-groupes (si cela se produit, il faudra peut-être qu’une intervention soit faite afin d’éviter d’entrer dans une escalade du conflit trop grande et que cela ne dégénère. Sinon, une intervention devra être faite et cela peut nécessiter un accompagnement des RH ou d’une tierce personne spécialisé dans la gestion de conflits)
    3. Mise au point (les gens devront apprendre à communiquer et à résoudre par eux même les conflits et les divergences d’opinions)
    • Suite à cela, les membres de l’équipe développeront entre eux des compétences qui leur permettront d’être davantage tournés vers :
    1. Le maintien de la cohésion
    2. Une collaboration plus grande
    3. Une acceptation des différences individuelles et des divergences d’opinions
    • Advenant le cas où l’équipe, consciemment ou non, éviterait cette étape, il est fort probable que les frustrations et certaines tensions soient refoulées chez les individus. Cela peut mettre en place des conditions faisant prendre de l’ampleur au problème et peut mettre à risque l’atteinte des résultats en lien avec l’objectif ciblé.

    Troisième étape: La normalisation

    • À cette étape, les gens commencent à prendre conscience et à réaliser le potentiel des forces que possède les membres de l’équipe.
    • L’équipe trouve son rythme et une forme de cohésion dans toute la contribution au travail à effectuer.
    • Les faits saillants de cette étape sont entre autres :

    a. Une plus grande cohésion (les membres se comprennent et savent communiquer entre eux)

    b. Une structure d’équipe prend forme (les membres acceptent les règles, les rôles et les objectifs fixés)

    c. Une augmentation de l’efficacité de l’équipe (l’équipe travaille mieux ensemble, les engrenages relationnels sont plus efficaces et mieux huilés)

    d. Une plus grande responsabilisation des membres

    e. L’implantation d’une structure de fonctionnement optimale

    • À cette étape, l’équipe est sur la bonne voie pour devenir une équipe performante. Les membres apprennent à travailler ensemble et à se connaitre. Il ne faut cependant pas penser que tout sera toujours parfait. Par moment, on retrouvera des moments de tempête, car ces stades peuvent se chevaucher l’un l’autre. Par contre, les conflits et désaccords seront plus facilement adressés.

    Quatrième étape: La performance

    • À cette étape, l’équipe est à son meilleur. C’est l’étape de la performance. Les membres sont confiants, motivés et assez familiers avec le projet et leur équipe qu’ils peuvent faire le travail sans avoir besoin de supervision. Tout le monde est sur la même page. Les divergences sont traitées en temps et lieu sans accrochages. On fonce vers la réalisation de l’objectif !
    • À cette étape, on est à même de remarquer :
    1. Une grande performance au travail;
    2. Une orientation vers la tâche avec le souci de coordination et de la collaboration;
    3. Un fort sentiment de confiance entre les membres de l’équipe;
    4. L’adoption d’une perspective d’amélioration continue;
    5. L’entretien de la motivation entre les membres.
    • S’il y avait un conseil à donner pour permettre à l’équipe d’atteindre cette étape, ce serait de soutenir l’équipe au stade de la tempête. Certains auteurs mentionnent que si l’équipe parvient à surmonter et à se donner des moyens de résoudre ses divergences d’opinions et ses conflits afin d’en retirer des apprentissages, ils augmenteraient de beaucoup leurs chances d’atteindre l’étape de la performance.
    • Si vous désirer connaitre un petit conseil afin de faciliter la communication et le règlement des conflits, je vous inviter à poursuivre votre lecture jusqu’à la fin.

    Cinquième et dernière étape: La dissolution

    • Lorsque l’équipe a terminé ce qu’elle avait à faire qu’elle a terminé son projet ou atteint son objectif, il va de soi que cette dernière doit se dissoudre. Certains auteurs nomment cette étape le deuil, car les membres sont parvenus à passer au travers de différents défis ensemble et doivent maintenant se séparer pour vivre d’autres défis. C’est le moment de savourer le fruit du travail réalisé dans les dernières semaines, mois ou années.
    • Cette étape est donc caractérisée par :
    1. La fin du projet (c’est le moment de savourer le fruit du travail collectif);
    2. La dissolution de l’équipe (en mettant fin au projet, il va de soi que les moments de travail formel entre les collègues ne se feront plus aussi fréquents);
    3. La mise à profit de l’expérience acquise.
    • C’est un bon moment pour tirer des apprentissages de l’expérience qui se termine et de revenir sur les points positifs et négatifs du projet. Cela permettra aux individus ainsi qu’à l’organisation de devenir plus performants à long terme. Car les apprentissages tirés pourront être utiles dans l’avenir.

    *Il est important de comprendre que chacune de ces étapes joue un rôle crucial et vital dans le développement d’une équipe optimal. Sans quoi, l’équipe pourrait se voir régressé à l’étape de la tempête et ne jamais vraiment aller au-delà de cette dernière. Le processus de maturation d’une équipe n’est pas linéaire. Il se peut qu’on sente qu’on passe à la prochaine étape et qu’à un autre moment, on se sent régresser.

    Ces cinq étapes sont simples. Si elles sont négligées, le temps perdu à s’adapter et à fonctionner sera plus long et ne sera pas optimisé. Dans un contexte où tout va vite, il peut être pertinent de suivre ces cinq petites étapes afin d’accélérer le développement de vos équipes et la performance dans vos projets.

    Tel que promis plus haut, voici quelques conseils afin d’accélérer le processus de maturation d’un groupe.

    • Pour faciliter la maturation d’une équipe de travail, il faudra mettre en place des conditions gagnantes afin de permettre aux membres de l’équipe d’apprendre rapidement à échanger de manière adéquate sur les désaccords et les conflits qui surviendront. Et ce, surtout dans des environnements stressants ou dans lesquels les employés sont sous pression.
    • Car comme nous le savons, les équipes qui n’arrivent pas à réaliser les apprentissages nécessaires afin de résoudre leurs conflits ne dépassent que très rarement l’étape de la normalisation. Ces dernières alterneront entre la tempête et la normalisation jusqu’à ce que des stratégies émergent ou leur soient enseignées.
    • Il est possible et même fortement recommandé si on désire accélérer le processus de maturation d’une équipe de fournir des conseils et des techniques de bases en matière de communication non violente et en formulation de rétroaction constructive aussi appelée Feed-back constructif. Un court texte sera rédigé prochainement à ce sujet sur le blogue!

    En terminant, si jamais vous éprouvez de la difficulté dans le lancement de votre équipe, n’hésitez pas à communiquer avec moi via courriel. Sinon, j’expliquer en détail le processus dans une vidéo sur ma chaine YouTube. Je vous invite à aller y jeter un coup d’oeil et à vous y abonner.

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    Merci pour votre temps et à la semaine prochaine pour le prochain billet!

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  • 12 règles pour influencer en groupe, par Mongeau & Tremblay

    12 règles pour influencer en groupe, par Mongeau & Tremblay

    📝 Résumé

    En sommes, ce texte aborde les principes de bases d’une influence de qualité. Ce texte permet de démystifier les mythes entourant l’influence. On y retrouve plusieurs conseils et astuces afin de développer son influence auprès des autres.

    Un des constats que je fais dans cette lecture est que dans la culture générale, l’influence est souvent perçue comme une stratégie de manipulation. Ce mythe est à déconstruire. Ce texte en fait une excellente comparaison/critique.

    💡 Recall / Questions de rappel

    Croyances et clichés

    L’influence, c’est ignoble!

    • L’influence est souvent perçue comme négative ou mal veillante. Ce faisant, on va souvent attribuer de mauvaises intentions ou assumer qu’une personne qui parle ou qui tente d’influencer l’autre est en train d’essayer de le manipuler.
    • Ce faisant, cela nuit au processus et fait en sorte que l’influence sera correcte ou acceptable, seulement si elle se produit de manière aléatoire ou par pur hasard.
    • Il est difficile de pouvoir améliorer son influence lorsqu’il est impossible de se sentir légitimé d’en parler.
    • Dans ce contexte, l’influence est hasardeuse et les gens pensent qu’il faut que l’idée vienne d’eux pour qu’elle soit acceptable. L’exemple parfait est lorsqu’on avait dit à quelqu’un de faire quelque chose et qu’il refuse, par orgueil, et que quelque temps plus tard nous aurions pu dire : Je te l’avais dit !

    L’influence, c’est primordial!

    • Un autre tendance de l’influence est de la valoriser à tout prix et d’oublier nos intérêts respectifs au profit de se laisser influencer.
    • On commence à vivre dans une culture dans laquelle “faire passer” nos idées devient un défi et à la limite, une compétition !
    • Dans ce contexte, on observera souvent des gestionnaires devenir avares de l’influence. Faire accepter ses projets et ses ordres du jour deviendra central à son sentiment de compétence. Ce faisant, il ne verra même plus le visage des gens qui ne sont pas d’accord avec ses idées. Cela finira par mener à des conflits dits de personnalité, car lorsqu’une personne en aura marre, elle le dira et cela sera le résultat d’une maladresse au niveau de l’influence exercée par le gestionnaire.

    L’influence, un échange!

    • L’influence, c’est un échange qui permet de donner et de recevoir de l’information (idées, émotions, action) pour avancer vers la cible que nous désirons atteindre.
    • Les échanges peuvent être verbaux ou non, un signe de tête en guise d’approbation peut faire office d’influence.
    • Toutes les personnes cherchent, analysent et évaluent l’information auquel ils ont accès. Ce faisant, les autres ne perçoivent pas toujours ce qu’ils auraient dû ou que nous aurions voulu leur partager.

    Notre capital, nos perceptions mutuelles

    • Les gens ne peuvent pas réagir à la réelle intention que nous avons, ils réagissent seulement à la perception qu’ils en ont.
    • Nul ne peut influencer adéquatement un groupe s’il ne tient pas compte de l’impact de ses actions sur les autres membres du groupe.
    • Nos perceptions sont les seuls outils que nous possédons pour mesurer notre impact dans un groupe et notre influence sur celui-ci.
    • Nous devons donc miser sur les forces que nous possédons et sur celle que nous croyons que les autres nous attribuent.
    Les pièges

    On passe toujours par les mêmes sentiers

    • Selon les situations vécues dans notre vie, nous avons appris ce qui “marche” et qui “marche pas”, c’est pourquoi certaines personnes hausse le ton dans certains contextes, ou que d’autres, iront “voir maman” lorsqu’ils reçoivent une réponse négative. C’est donc en fonction de cela que nous aurons intégré, à la base certaines stratégies d’influences.
    • L’apprentissage du processus d’influence débute donc à un très jeune âge et se raffine avec les années jusqu’à la mort.
    • Il arrivera cependant des moments où rien ne “marche”. Dans ces contextes, ce n’est pas la qualité d’exécuter nos stratégies qui est en cause, mais bien le répertoire de stratégies que nous possédons.
    • Lorsque rien ne fonctionne, c’est que nous sommes heurtés par les limites de notre répertoire. C’est-à-dire, que nous ne possédons ni ne connaissons d’autres stratégies adaptées à la situation.
    • C’est par économie d’énergie que l’humain tend à toujours répéter les mêmes choses. C’est facile. C’est connu. Ce faisant, c’est aussi pour la même raison que les gens vont toujours s’asseoir à la même place dans une classe.

    Sans queue ni tête

    “De même que l’influence que nous exerçons vraiment sur le groupe est généralement mal évaluée, nous avons souvent tendance à surévaluer ou à sous-évaluer l’influence des autres sur le groupe. Ceux d’entre nous qui s’expriment beaucoup où très bien peuvent avoir tendance à surévaluer leur influence et à sous-évaluer celle des autres. Inversement, les gens qui s’expriment peu ou mal tendent parfois à se sous-estimer et à surévaluer les autres.”

    • On oublie souvent que l’essentiel du processus d’influence se joue sur des variables non verbales.
    • Il peut être pertinent, lorsqu’il vient le temps de réfléchir à son influence de penser aux caractéristiques des gens que l’on connait. Certaines personnes apprécient les décisions impulsives et non réfléchies. D’autres sont plus septiques et veulent des faits. Ces informations peuvent nous aider dans la réflexion à savoir si nous avons ou non une réelle influence sur ces derniers.

    Faire le mort ou faire du bruit

    • Souvent, comme les gens sont mal à l’aise avec le processus d’influence, certaines personnes feront comme si tout le monde possédait autant d’influence les uns des autres. Ce faisant, certaines personnes ne parleront pas, ce qui rendra certaines personnes mal à l’aise et d’autres parleront tellement que cela noiera le poisson dans l’eau. Ce faisant, ni un ni l’autre n’est avantageux pour l’avancement du groupe.
    Procédés et tactiques

    Une règle par quatre

    • 1 ère règle : Il ne faut pas laisser le hasard déterminer nos comportements à notre place. Ceci étant, dit, il est donc important, si nous désirons exercer de l’influence dans un groupe, d’agir sur notre propre comportement.
    • 2e règle : Toujours concentrer notre attention sur les personnes lorsque nous recevons ou cherchons de l’information, et sur l’ensemble du groupe lorsque nous nous exprimons.
    • 3e règle: Il faut varier nos stratégies d’influence.
    • 4e règle : Tenir compte des intérêts des personnes et des objectifs du groupe.

    Éviter la guerre

    • Il faut éviter d’entrer en conflit avec les personnes. Pour ce faire, il peut être aussi simple que de cesser d’ajouter, après qu’une personne ait parlé, toujours quelque chose par-dessus son argument.
    • Prenez-vous-en aux idées et non aux personnes. Souvent, sans même s’en rendre compte on s’attaquera aux personnes lorsque l’on argumente. Cependant, il faut prendre l’habitude de juger les idées et de ne pas faire de l’argumentation quelque chose de personnel.
    • S’en prendre aux personnes peut générer une certaine méfiance de la part des autres collègues, car ils comprendront qu’un jour ce sera à leur tour d’y passer.
    • Il peut être pertinent, lorsque l’ont vit de la frustration à l’égard d’une idée, de ne pas demander de justifications, mais plutôt de se tourner vers l’avenir et d’identifier comment on pourrait faire mieux.
      “Pour assurer la longévité de notre influence, il faut faire de celle-ci un moyen, un outil pour franchir les obstacles, et non une fin.”

    Le plaisir du jeu

    • L’objectif est de faire disparaître la notion de danger et de compétition associés à l’influence et d’en faire un jeu.
    • Dire le bien que nous pensons des gens est un acte qui augmente notre crédibilité au sein du groupe.

    L’information et ses fruits

    • “Pour pouvoir bien choisir notre stratégie d’intervention en fonction du contexte et des personnes, il nous faut recueillir sur chacun des participants le plus d’information possible au sujet de leurs intérêts, leurs ressources, leurs limites, leurs tabous, leurs goûts, leurs objectifs, etc., particulièrement lorsque ces informations se rapportent à ce qui se passe dans le groupe. On notera les signes d’agressivité, de désintéressement, d’approbation, de confusion, de compréhension… afin d’augmenter notre capital d’influence. Plus nous aurons d’informations sur chacun, plus nos possibilités d’influencer et notre capacité d’être influencé augmenteront.
    • Pour obtenir ces informations, il est primordial d’entretenir des relations avec ces derniers et de les écouter, de leur parler et d’avoir des échanges, tant au travail qu’à l’extérieur.
    • Des indicateurs de ce qui intéresse les gens peuvent être des discussions dans lesquelles ils semblent plus émotifs ou engagés. Ceci est de l’information pertinente sur les intérêts de la personne.
    • En partant du principe que tout le monde juge les autres, encore une fois dans un souci d’économie d’énergie afin d’utiliser le préjugé comme un raccourcis, il est intéressant de prendre conscience des nôtres afin de les utiliser de manière efficace et constructive. Lorsque nous sommes conscients de nos préjugés, il est plus facile de juger consciemment des raisons pour lesquelles nous réagissons ainsi. Il nous devient donc plus facile de réduire notre méfiance ou la réaction qui survient à première vue.

    Le choix du terrain

    • Il peut être intéressant, d’une réunion à l’autre de changer de place. Cela nous permet de faire connaissance avec de nouvelles personnes et de développer de nouveaux liens. Ce faisant, on arrive à recueillir de la nouvelle information qui nous permettra de développer notre influence au sein de l’équipe.
    • La position privilégiée pour développer les relations informelles est d’être assis à côté. Lorsque l’on se retrouve en face, cela peut être perçu davantage comme confrontant et dans la majorité des cas, les gens assis en face à face auront tendance à aborder simplement des conversations relatives au travail. De plus, lorsqu’une table nous sépare, cela fait en sorte que tout le monde entendra ou remarquera nos échanges. Cela donne moins envie de jaser de choses informelles durant une réunion.
    • Pour établir des contacts moins menaçants, il faut toujours privilégier la diagonale ou le côte à côte.

    Les mille mots du regard

    • Un conseil simple, il faut balayer la salle du regard afin de faire sentir aux autres qu’ils sont intéressants. Comme on le disait plus haut, l’influence, se base sur ce que les autres pensent de nous. Ce faisant, si nous ne les regardons jamais, nous n’établirons jamais de contact satisfaisant avec ces derniers. Rendant difficile, le moment venu, d’aller chercher leur appui ou de les influencer adéquatement.
    • En regardant tout le monde et en ne polarisant pas notre regard sur une seule et unique personne (ou un petit groupe), on peut envoyer le message que nous ne sommes pas en train de nous lier à la personne qui parle, mais que nous ne sommes pas non plus en train de nous opposer avec un ou un petit groupe de personnes.

    Le principe du Ping-Pong

    • Si l’on donne notre opinion, il est important de prendre le temps de savoir si elle a été entendue. Il faut donc valider ce que les autres en comprennent.
    • On ne cherche pas à savoir si les autres sont d’accord ou non. On cherche à dénicher de l’information ayant le potentiel de nous permettre d’augmenter ou de moduler notre influence.
    • Il peut même être stratégique de demander à quelqu’un de répéter son argument afin de lui faire accorder davantage d’importance au sein du groupe.
    • L’utilisation de questions ouvertes lorsque l’on observe des réactions allant à l’encontre de ce que l’on propose peut aussi aider notre influence : “Qu’est-ce qui te fait réagir de cette façon?”
    • Les réponses à ces questions ouvertes vous permettront de mieux comprendre les intérêts et les objectifs poursuivis par les collègues et vous permettront de mieux y répondre ou de clarifier votre point.
    • Il faut savoir se montrer ouvert à la résistance des autres pour mieux y répondre.
    • Un truc, lorsque vous répéter 3 fois les mêmes choses de façon différente, il est peut-être temps de laisser tomber et de vous concentrer sur les intérêts du groupe.

    La voie du discours

    • “En ce qui concerne la parole, les éléments à considérer dans la détermination de notre impact au sein du groupe sont le vocabulaire, les pronoms utilisés, la durée de nos interventions, ainsi que le rythme, le ton, l’intensité de notre voix. Les mots sont importants, mais plus importante encore est notre façon de nous exprimer. Tout ce qui se rapporte à notre voix joue un rôle important dans nos relations d’interinfluence avec les autres.”
    • Pour être compris, il faut que les gens comprennent les mots que l’on prononce. Il ne faut pas hésiter à adapter notre vocabulaire en fonction des personnes qui se trouvent devant nous.
    • Si le mot n’est pas compris, il faut savoir être en mesure de faire comprendre notre idée avec d’autres mots, expressions ou à la limite, un dessin !
    • Le vocabulaire aura le pouvoir de nous éloigner ou de nous rapprocher du groupe. Si cela est fait dans une relative normalité et que cela semble naturel. (sinon, les gens pourraient se mettre à se méfier de vous)
    • Nos interventions devraient toujours être COURTES, MAIS CLAIRES.
      • Mieux vaut un discours court, énergique, mais incomplet qu’un long discours qui ne finit plus de finir.
    • Si vous êtes du genre à parler trop et longtemps, vous pouvez le dire à la blague et synthétiser. Il ne faut pas voir cela comme un problème, il faut simplement savoir l’adresser.
    • En ce qui a trait à notre voix, il est important de moduler le ton et les “notes”, car sinon, on devient monotone et cela est très ennuyant et ne favorisera pas l’écoute des gens.
    • Il faut utiliser les bons pronoms. Je quand je parle de moi, vous quand on parle des autres, nous quand tout le monde est inclus, etc.
    • Attention: Lorsque l’on utilise de TU et le VOUS, il faut le faire respectueusement, car sinon cela pourrait semble accusateur. Il faut donc l’utiliser afin de chercher une clarification chez l’autre.
    12 règles

    Quelles sont les 12 règles pour influencer en groupe?

    1. Prendre plaisir au fait d’influencer et d’être influencé.
    2. Ne pas laisser le hasard déterminer à notre place nos comportements.
    3. Recueillir sur chacun des participants le plus d’information possible (intérêts, limites, goûts, normes, etc.).
    4. Tenir compte des intérêts des personnes et des objectifs du groupe.
    5. Concentrer son attention sur les perceptions et les réactions émotionnelles de chacun à notre égard.
    6. S’assurer que notre message a été entendu: toujours chercher à obtenir une réponse verbale ou non verbale.
    7. Regarder tout le monde fréquemment lorsque nous nous exprimons.
    8. Obtenir et conserver l’attention des autres: varier nos stratégies.
    9. Décider de l’endroit où nous nous assoyons et varier cet endroit.
    10. Faire attention au vocabulaire utilisé, à la longueur de nos interventions, ainsi que le rythme, le débit et l’intensité de notre voix.
    11. Tenir compte des résistances: chercher à comprendre, ne pas argumenter inutilement.
    12. Éviter la guerre: valoriser les ressources et les compétences d’une personne en relation avec les objectifs du groupe.

    🤔 Constats et réflexion

    Suite à la lecture de ce texte, je réalise la mince ligne entre l’influence, la capacité d’exercer du leadership et la manipulation. Ces 12 règles, si bien appliquées peuvent devenir un outil intéressant pour quiconque désire progresser dans sa carrière, dans ses études ou dans sa vie. Comme il est impossible de ne pas influencer lorsque nous sommes quelque part, aussi bien apprendre à le faire bien afin d’avoir l’impact que nous désirons avoir sur les autres.

    Si vous désirez en apprendre davantage, je vous invite à vous procurer le livre de Mongeau & Tremblay au lien suivant : https://drive.google.com/file/d/1PDQ7W5Li4ZIzPOScwtyN-KJJsyqoyxLf/view?usp=sharing

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